26.03.2009

Lepen: nouveau dérapage

On se demandait quand, où et comment: c'est fait, Lepen a de nouveau dérapé.

Et bien sûr au plus mauvais moment, c'est à dire celui où le FN semblait pouvoir se refaire à la faveur de la crise certes, mais aussi et surtout d'une irritation croissante des français vis à vis de la diversitocratie (cf le succès inattendu de "la journée de la jupe"). Au moment même enfin où une certaine gôche montrait son vrai visage, en prétendant écarter par avance le leader du FN de la présidence inaugurale du PE nouvellement élu, et ce au mépris des statuts de ce parlement !

Patatras, alors qu'il eut pu se contenter de laisser s'agiter (et donc se décrédibiliser un peu plus) ce néofascisme vert/rouge pour se concentrer sur des échéances électorales autrement plus importantes pour son parti, le "vieux" n'a pu en séance plénière s'empêcher de rajouter une couche odieuse sur "le détail" des chambres à gaz. Ce faisant, il donne des arguments inespérés aux tenants d'une police de la pensée qui commençait à vaciller de toutes parts, confortant ainsi leur position et celle des mémorialistes.

Lepen apparait ainsi pour ce qu'il est en vérité: l'idiot utile (ou consentant) des bien pensants, le repoussoir commode du système, et accessoirement le fossoyeur de son propre "mouvement".

[Accueil] [Actualités] [France] [Europe] [International] [À propos]

Commentaires

Il est assez peu probable que ce nouveau "dérapage", soit purement accidentel. Le personnage a pas mal de défauts, mais ça m'étonnerait qu'il soit si "cloche" que ça...
On peut donc se poser la question : Pourquoi ?
Je ne connais pas la bonne réponse. Mais je suppose deux cas de figure :
- Le premier résulterait d'une incroyable vanité, du reste propre au monde politique, ses adeptes s'estimant au-dessus de la mêlée... Dans ce cas, le vieux qui a construit son parti, qui l'a même conduit à son paroxysme (2ème tour), se dit que tout compte fait, le bateau doit couler avec le capitaine, et même croyant, il n'a rien à faire de l'avenir terrestre...
- Le second cas de figure est un peu plus élaboré, et en tous les cas, ce serait même de la haute stratégie. Le FN ayant été laminé par différentes pressions et un matraquage sans merci, il a reçu l'estocade par la président élyséen lui-même, lequel a repris les idées du FN pour se faire élire, et les a aussitôt oubliées le lendemain de l'élection. Difficile dans ces conditions de renaître de ses cendres... A mon avis, le FN se doit de disparaître pour renaître, et sous un nouveau nom, une nouvelle formule, un nouveau cap, car on ne me fera pas croire que les millions de bulletins ont pu s'évaporer comme ça, du jour au lendemain. En enfonçant un peu plus le clou, en finissant de démolir le FN, il disparaîtra le plus vite possible, et pourra ainsi être reconstruit.
Je ne pense pas que les élections européennes soient vraiment un enjeu, il me semble que nombre de gens s'en moquent complètement. Du reste, ce n'est pas le parlement européen qui dirige, mais les obscurs malfrats qui œuvrent dans l'ombre, soigneusement dirigés par les lobbies de tous poils.
La disparition du FN est inexorable, et même souhaitable. Son maintien ne fait et ne fera que d'éparpiller les voix des mécontents, il y a déjà assez de divisions comme ça. Il faudra bien trouver un point commun pour rassembler tous les "opposants", et ça, ce n'est pas le FN qui peut le faire.
Si tel était la stratégie du "vieux", je dirais que c'est du grand art...

Ecrit par : Zermikus | 26.03.2009

La seconde hypothèse m'apparait beaucoup trop élaborée pour être crédible. D'un autre côté, le menhir est trop fin politique pour ne pas avoir prévu les conséquences de sa nouvelle "sortie": je pense qu'il le fait exprès, comme toujours. Ce type n'a jamais voulu le pouvoir, c'est évident.
Vivement qu'il débarrasse le plancher, parce qu'en dehors du FN pour le moment ... :(

Ecrit par : 007/** | 27.03.2009

Écrire un commentaire