05.02.2010
Fissures dans le dogme anti-dicriminatoire
Si la pensée unique et le politiquement correct exaspèrent une quantité croissante de nos concitoyens, ils comment à poser problème aussi du côté de leurs adorateurs. Ici ce sont les "caricaturistes officiels" de la référence qui s'interrogent sur les contraintes chaque jour plus prégnantes qu'ils doivent eux mêmes respecter:
"Le dessin ça va devenir de plus en plus dur: il y a de plus en plus de choses qu'on ne peut pas dire, alors que notre travail c'est de dire des choses spontanées", a déploré Plantu. "Les trouillards vont faire de plus en plus la pluie et le beau temps", a-t-il prédit. Les deux dessinateurs ont ainsi critiqué l'Université de Genève qui a tenté de "censurer" l'exposition organisée dans son hall principal et qui a finalement imposé une mention précisant qu'elle était "étrangère" à la manifestation. Les responsables de l'université genevoise n'ont pas précisé les raisons de leurs réticences. Selon les deux dessinateurs, la représentation de femmes portant la burqa pour illustrer des caricatures grinçantes sur l'application de la peine de mort en Iran les aurait effrayés.
Là ce sont les étendards de la diversité sur glace qui se prennent le boomerang aborigène de ceux qu'ils pensaient défendre. Avec cette remarque désabusée qui fleure bon le racisme ordinaire:
Dans le monde actuel, le politiquement correct a pris une importance extrême. Il concerne le plus souvent le langage, mais on le retrouve aussi dans les normes de comportement, les sujets à aborder ou non, et plus généralement les modes de pensée. L'idée de départ était noble, puisqu'il s'agissait de surmonter les préjugés raciaux, nationaux et religieux, et de protéger les minorités des insultes et des agressions. Mais, comme les minorités sont innombrables, la diffusion du politiquement correct devient elle aussi illimitée. Certes, l'enfer est pavé de bonnes intentions, mais, en l'occurrence, dans un domaine à ce point chargé d'émotion, le risque de finir par discréditer la notion même de tolérance est inadmissible. Le politiquement correct a ses adversaires convaincus, qui estiment que l'on confond le fond et la forme : on peut bien interdire de qualifier de "nègres" les gens à la peau noire, mais lorsqu'un quartier compte beaucoup d'"Afro-Américains", le prix de l'immobilier risque tout de même d'y chuter.
Bref la diversitomanie ne serait plus ce qu'elle était ...
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16:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : discrimination



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