04.12.2009
Vaccination H1N1:le point de vue d’un généraliste
Le Dr Dupagne est médecin généraliste en région parisienne. Il est responsable depuis une dizaine d’années d’un site destiné à la communauté médicale et qui y fait comme on dit autorité, sans prétendre à la Vérité, laquelle est souvent fluctuante, surtout en matière de santé. L’une de ses dernières contributions a trait à la grippe H1N1 et sa prévention éventuelle. Nous en publions ci dessous les éléments les plus significatifs (dont certains tout à fait passés sous silence par les "autorités").
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Sur la grippe elle même
La question n’est pas uniquement celle de la vaccination pandémique, mais celle de la vaccination annuelle contre la grippe. La réponse sur la question de la pertinence de la vaccination antigrippale doit être globale et personnelle.
Sur les risques
Statistiquement les risques liés à la maladie ou au vaccin chez le bien-portant sont tellement infimes qu’ils peuvent difficilement être comparés. Les négliger pour soi ou ses enfants ne constitue donc pas une perte de chance significative. (NDLR: les choses sont différentes sur la plan individuel. Cette décision ne peut donc être qu’individuelle, donc difficile.)
Sur l’efficacité vaccinale
l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est modeste : entre 25 et 60% selon les sources (NDLR: à noter que cette efficacité diminue avec l’âge. On peut dont raisonnablement s’interroger sur la vaccination systématique des seniors bien portants contre la grippe saisonnière)
Sur la stratégie vaccinale
l’alternative n’est pas de vous vacciner ou non cette année contre la nouvelle grippe A/H1N1, mais de savoir si vous voulez vous vacciner contre la grippe en général. Le choix est donc le suivant, il n’y en pas d’autre :
- Je me vaccine cette année puis tous les ans contre la grippe car je ne veux pas prendre de risque vis-à-vis de cette maladie et j’accepte les risques des vaccins.
- Je suis prêt à prendre le risque d’attraper la grippe (tous les 15 ans en moyenne) avec les risques qui vont avec et je ne me vaccine jamais contre cette maladie.
Donc si l’on débute une vaccination cette année, on devrait selon toute logique la répéter chaque année sa vie durant. Voilà une info décapante ...
Et l’auteur de conclure:
Il n’y a que vous qui pouvez conclure, en fonction de vos objectifs personnels, de votre acceptation du risque lié à la grippe ou de celui lié au vaccin. Votre décision sera toujours personnelle et unique. Sachez que, quelle qu’elle soit, la probabilité que vous soyez confronté à des conséquences graves liées à un mauvais choix est infime. Et si le doute vous hante encore, allez voir votre médecin pour en discuter, mais sachez qu’il ne pourra pas décider à votre place. Encore une fois c’est à vous de prendre cette décision.
À bon entendeur ...
(007/** pour DISSIBLOG)
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20.10.2009
La grippe H1N1
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Dernière mise à jour -> 31 octobre 2009
Notes officielles:
Notes critiques:
- Vaccination H1N1:le point de vue d’un généraliste ce qu'il faut savoir ...
- Quand les labos financent les experts de la grippe A
- Vaccination H1N1: obligatoire ou pas ?
- Silence on vaccine émission de 2008, à voir absoluement pour se poser les bonnes questions sur la vaccination contre la grippe ... et les vaccins en général !
- La grippe H1N1 vue par les infirmières
- La grippe H1N1 vue par les toubibs
- Grippe H1N1: point de vue "citoyen"
Presse médicale:
- Vaccination H1N1: Des experts répondent aux réticences
- Revue Prescrire (revue médicale indépendante)
- Vaccination à l’hôpital: top départ sur fond de morosité ambiante
- Vaccins A(H1N1)v : C'est parti !
- L’épidémie de grippe reste modérée
- Grippe : l’Union européenne persiste à recommander le vaccin
- En faire trop ?
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15.10.2009
L'affaire Mitterrand
- L'affaire Mitterrand: suites
- L'affaire Mitterrand-Polanski fait les choux gras de l'islam
- Faschosphère Contre Glaucosphère
- L'amalgame: La dernière ignominie des diversitaires
- Glauque/TV: Lefebvre chez Ardisson
- Propos mitterrandiens: réactions.
- Les nouvelles "jurisprudences mitterrandiennes" selon Marine Lepen
- Affaire Mitterrand: et de deux !
- Affaire Mitterand: réponse de l'intéressé
- Affaire Mitterand/Polanski: derniers développements
- Marine Lepen et les récidivistes
- Affaire Polanski: une erreur de "jeunesse"
- Pédo-république
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13.10.2009
La grippe H1N1 vue par les toubibs
Le point sur la vaccination – grippe A H1N1
mercredi 19 août 2009
Pour avoir une possibilité de tenir l’engagement de la Ministre de garantir une vaccination contre la grippe A-H1N1 à l’ensemble de la population, les pouvoirs publics ont décidé d’organiser cette vaccination de grande ampleur de manière très cadrée dans des Centres de vaccination dédiés.
Les contraintes apparaissent multiples. Voici les points principaux décidés par les pouvoirs publics :
A ce jour, sauf pour les plus de 65 ans, la vaccination devra se faire en 2 injections qui devront avoir lieu à un nombre de semaines d’écart potentiellement différent selon le fournisseur (3 ou 4 semaines probablement). La deuxième injection devra bien entendu être réalisée avec le vaccin du même laboratoire que celui de la première injection ;
Le vaccin utilisera un nouvel adjuvant très puissant qui imposera une pharmacovigilance étroite. L’AMM européenne pour ces vaccins devrait donc être assortie d’un suivi de pharmacovigilance précis qui impose un suivi administratif important (date des injections, doses, fournisseur, lots, etc.) pour assurer une traçabilité efficace ;
Etant donné la mise à disposition progressive des doses par les laboratoires pharmaceutiques (étalée sur 4 mois a priori), beaucoup d’incertitudes demeurent sur la capacité à vacciner d’importants groupes de population à la fois. Les populations les plus vulnérables ou les plus exposées devront être vaccinées avant les autres, ce qui va inévitablement poser de vraies tensions chez les patients qui devront attendre pour se faire vacciner. En effet, les 2,5 millions de professionnels de santé les plus exposés seront prioritaires au même titre que les femmes enceintes, les personnes s’occupant de nourrissons de moins de 6 mois (parents et professionnels), les sujets à risque (polypathologie à co-morbidité respiratoire) ; après ce premier groupe, ce sont les 3 - 18 ans qui seront appelés à se faire vacciner (transmission très rapide du virus dans ce groupe d’âge), avant le reste de la population.
La disponibilité tardive des vaccins (première livraison prévue début octobre pour les vaccins GSK) impose un calendrier vaccinal pour la grippe saisonnière (vaccin disponible le 21 septembre). En effet, les deux vaccins (grippe saisonnière et grippe AH1N1) devront très probablement être espacés de 3 à 5 semaines selon les laboratoires ;
Le circuit des vaccins de sortie d’usine à utilisation est pris en charge par l’Etat et la sécurité est assurée par la police ou l’armée ;
Les vaccins sont présentés sont une forme de flacons multidoses ; la manipulation devra être précise pour ne pas perdre de doses.
En définitive, la vaccination non obligatoire mais entièrement prise en charge par les pouvoirs publics sera organisée sous l’égide des préfets de zones de défense (7 en France métropolitaine).
L’Etat a décidé d’assumer la responsabilité des injections et des éventuels incidents ou accidents par le biais de la réquisition des personnels volontaires.
Les personnels soignants et administratifs effecteurs seront donc réquisitionnés sur la base du volontariat pour travailler par vacations dans les centres de vaccination mis en place par les préfets.
Seront mobilisés par ordre de priorité décroissant :
Les médecins et soignants des centres de vaccination classiques dont les PMI, médecins du travail, médecins scolaires, etc. ;
Les professionnels de santé retraités (publics et privés, médicaux et paramédicaux) ;
Les médecins et soignants en formation (internes de médecine générale et internes d’autres spécialités) ;
Les médecins remplaçants et retraités ;
Les Médecins libéraux en exercice.
Un comité de pilotage départemental animera cette campagne. Les CODAMUPS seront représentés au sein de ce comité de pilotage. Les représentants MG France sont donc d’ores et déjà positionnés pour y participer à ce titre.
Le lien entre les campagnes de vaccinations réalisées par les médecins généralistes (grippe saisonnière habituelle, pneumocoque) et la vaccination A-H1N1 demeure du ressort des médecins généralistes au même titre que les soins et l’information ou le conseil en particulier pour ce qui concerne les mesures barrières.
MG-France a pris position sur le sujet de la vaccination à plusieurs occasions (cf. Communique du 20 juillet 2009 et Communiqué du 13 août 2009).
Nous avons à nouveau rappelé la semaine dernière :
Le rôle essentiel des médecins généralistes pour leurs patients et leurs enfants dans le dispositif médecin traitant en ce qui concerne les indications, contre-indications, le choix des cas prioritaires et le rôle essentiel de pédagogie et/ou conviction ;
Que tout doit être fait pour que les médecins généralistes se consacrent au soin : pas de réquisition ni de harcèlement des caisses lors de la période grippale ;
L’attention particulière dont doivent bénéficier les personnes âgées ou dépendantes prises en charge à domicile et qui ne pourront se rendre dans les centres de vaccinations – soit plus de 1 million de personnes - ainsi que l’attention nécessaire aux cas des personnes errantes et très mobiles ;
La coopération indispensable des médecins généralistes pour le suivi des campagnes vaccinales – A-H1N1, grippe saisonnière, pneumocoque – et le suivi de la pharmacovigilance ;
Le retour d’information indispensable vers les médecins généralistes de leurs patients vaccinés ou récusés par le centre de vaccination ;
La nécessité pour les médecins généralistes qui le souhaitent de pouvoir organiser la vaccination de leurs patients dans les meilleures conditions de sécurité et de traçabilité.
Par ailleurs, le recueil grippe sur le site MG-France est aujourd’hui totalement opérationnel (vous pouvez déclarer vos cas ici). Il faut enrichir la carte le plus fréquemment possible. Elle illustre la réalité de notre implication dans le suivi de la grippe et avec votre aide nous serons les premiers à identifier le moment et le lieu de l’augmentation brutale du nombre de cas.
L’enjeu est d’importance dans la mesure où nous assurons le suivi de la grande majorité des malades grippés. Il ne peut être question de voir d’autres groupes professionnels valoriser leurs actions et obtenir des moyens supplémentaires pendant que les médecins généralistes font l’essentiel du travail.
Bien confraternellement
Martial Olivier-Koehret
Président - MG France
source (via 007/**)
Note Dissiblog: MGFrance est le principal syndicat de médecins généralistes. Il ne s'agit donc là que d'une note syndicale à usage interne et non d'un avis circonstancié. On aura toutefois noté la dangerosité potentielle du vaccin anti H1N1 retenu, et l'implication "intéressée" de nos bons toubibs dans cette affaire. Quid de l'intérêt réel des patients ?
Voir aussi sur le sujet:
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La grippe H1N1 vue par les infirmières
Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières
Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes
1er septembre 2009
Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.
Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.
Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.
Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source : http://www.invs.sante.fr/surveillan...
Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »
Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).
Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB
Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.
Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." Source : http://www.who.int/csr/disease/swin...
Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).
"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."
Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic...
Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, "des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".
Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité
Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin...
Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1
Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.
Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.
Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.
Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.
Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl...)
Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?
Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.
La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.
Source (via Philiberte)
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23.09.2009
Hijab, jilbab, niqab, burqa et les autres ...

Apres avoir constaté qu’aucune règle générale ne régissait le port de couvre-chefs islamiques en Occident, Daniel Pipes revient sur la possibilité ou non (et surtout les motifs) d’interdire ou non ces accoutrements dans les espaces publics. Rappelons que si le hijab est un simple foulard couvrant les cheveux, le jilbab est un vêtement qui ne laisse apparaître que le visage les mains, le niqab un vêtement couvrant tout le corps à l'exception des yeux. Quant à la burqa, c’est un vêtement couvrant le corps entier, n’en laissant rien apparaître.
Dans ce même article (et quelques autres), il donne de nombreux exemples de l’utilisation criminelle qu’ont déja permise ces tenues vestimentaires. Bref, comme nous l’avons dit ici à de nombreuses reprises, pour réglementer le port de ces accoutrements, nul besoin d’en référer à un féminisme quelconque et autre "laïcisme": il suffit d’appliquer les lois en vigueur dans les pays d’accueil. Et chez nous, ces lois supposent:
- que l’on reste identifiable en permanence dans l’espace public, pour d’évidentes raisons de sécurité (lesquelles ont de plus été renforcées par le plan vigipirate). Exit donc jilbab, niqab et autres burqas.
- la laïcité interdit le port de signes religieux ostentatoires là où cette laïcité s’applique. Le hijab, revendiqué comme tel, en fait partie.
À l’inverse, ce qui se passe dans l’espace privé ne regarde que les intéressé(e)s (*), sous réserve la encore de ne pas enfreindre la loi. À noter enfin que toutes les religions sont concernées par ces interdictions, mais que ces rappels sont rendus nécessaires par un afflux migratoire encouragé par nos zédiles conte la volonté de leurs peuples, les migrants en question étant majoritairement d’origine auvergnate comme chacun sait ...
(*) et en aucune façon les officines de la pensée moralisatrice: là encore, outre que cette pensée à des relents colonialistes qu’ils sont prompts à dénoncer chez les autres, ceux qui brandissent à tout va certains étendards progressistes seraient bien inspirés de s’interroger sur la ou les véritables origines de leurs remises en cause.
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15.09.2009
La laïcité fait débat à gauche

Le débat fait rage chez les féministes: peut on oui ou non avoir sur le sujet sensible de la laïcité des "accommodements raisonnables" avec ... l’extrême droite ?!? Les frères ennemis de gauche Riposte Laïque et ProChoix s’étripent à qui mieux mieux sur cette épineuse question, le dernier ayant tiré sur le premier une salve aussi copieuse que documentée (et assez sournoise il faut le reconnaître). Pour autant, nous vous incitons à parcourir cette charge conséquente (26 pages en format PDF, excusez du peu). Car curieusement, les arguments invoqués par les égéries de ProChoix pour diaboliser ceux de Riposte Laïque, accusés de Lepenisation à peine rampante, se retournent inexorablement contre leurs auteurs. Le motif en est simple: à vouloir débattre sur le fond (il serait temps ...) pour contrer une argumentation supposée "d’extrême droite", les positions de cette dernière se trouvent paradoxalement confortées sur quasiment tous les plans, tant l’évolution des faits semble lui donner raison.
À toutes fins utiles, nous invitons donc les lecteurs à consulter ce document (d’autant qu’il traite justement des raisons d’être de ce blog), et à se faire leur propre opinion sur la question.
Bonne lecture.
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25.08.2009
Mondialisme & souverainisme: la forfaiture de la gauche
La gauche française, qui entretient aujourd’hui des rapports difficiles avec la notion de souveraineté, serait bien inspirée de retrouver dans son histoire les bases solides qui lui permettraient de relever les défis de demain. Une plate vulgate lui fait encore s’imaginer que les souverainetés s’effacent et s’effaceront en Europe aussi sûrement que les provinces d’hier firent la France, que les royaumes et principautés firent l’Italie ou l’Allemagne… Quiconque s’opposerait à cette marche inéluctable de l’histoire serait donc réactionnaire. « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir », affirmait François Mitterrand : entre les deux, le « mais » était sous-entendu, et peut-être indicible.
A mesure que la réalité européenne déployait ses atours, les peuples s’alarmaient de la dépossession de leur destin. Non seulement 80% des normes sont aujourd’hui décidées ailleurs qu’au Parlement national qu’ils ont élu, mais leur vote - même aussi explicite qu’un référendum -, est tenu pour non avenu s’il contrevient à la doxa. Le désenchantement est le plus fort dans les couches populaires qui jadis étaient le socle de la gauche. Les récentes élections européennes ont enregistré 50,3% d’abstentions à Neuilly, et 75,7% à Bobigny !
De sorte que je vois avec intérêt le concept de « souveraineté populaire » progresser dans les rangs de la gauche française. Il n’est pas difficile d’en retracer l’origine et le parcours et de l’assumer comme exigence de démocratie. Quand le processus européen s’oppose frontalement au vote populaire, il faut choisir son camp : celui des élites autoproclamées qui savent ce qui est bon pour les peuples, et corrigent énergiquement les mal élevés, ou celui de la souveraineté populaire, qui ne connaît qu’un maître, le suffrage universel. Que cette ligne de fracture passe au sein de la gauche française en dit long sur la dérive qui a fait aller beaucoup de ses dirigeants aussi loin de leurs bases. Point n’est besoin d’être un grand expert politique pour faire le lien entre ces dérives et leurs déboires électoraux.
La souveraineté populaire retrouve donc lentement droit de cité dans de vastes secteurs de la gauche française. Mais le concept de souveraineté nationale lui demeure plus énigmatique. Le lien entre la gauche et la nation, très fort au moment de la Révolution et de la naissance de la République, s’est distendu avec le temps ; une lecture sommaire du marxisme a poussé, contre la meilleure intuition de Jaurès, à amalgamer la nation avec les intérêts des possédants ; la première guerre mondiale a brisé les certitudes, puis les guerres coloniales, détournant le patriotisme jusqu’à la nausée, ont porté le coup le plus sévère. Le bel héritage de la Résistance et de la Libération a laissé place, à gauche, à une suspicion permanente à l’égard de la nation. L’internationalisme qui devait « conduire à la nation » a mené beaucoup de gens de gauche à la combattre, sans mesurer qu’à chaque fois que la nation ou l’Etat reculaient, c’était l’argent et le marché qui occupaient le terrain laissé libre. Il me semble que rien pourtant, dans l’idée de souveraineté nationale, ne devrait choquer les Républicains de gauche, mes amis. Il est vrai que le concept embrasse l’histoire, les vivants et les morts, rappelle la continuité de la France, qui ne commence pas avec la Révolution, souligne les permanences. Mais il suffit de lire Jaurès, Mendès France ou les poètes de la Résistance pour mesurer à quel point ce sentiment n’a jamais cessé de les habiter. Et c’est quand elle assumait pleinement la France que la gauche a pu rencontrer la confiance du peuple.
L’avenir des nations
L’idée républicaine de la nation est le meilleur antidote au nationalisme, parce qu’elle répond à la difficile question de l’appartenance, dans un univers en apparence mondialisé, en bannissant tout critère ethnique. La nation politique est la brique de base de toute construction internationale sérieuse, c’est « la patrie, apprentissage à l’universelle patrie » de Michelet. Il serait bon que la gauche se réappropriât son propre héritage !
A ceux qui doutent de l’avenir des nations, l’actualité ne cesse d’infliger de flagrants démentis. Les élections européennes de juin 2009 ont montré que les citoyens ne se laissent pas bercer d’illusions : ils ont refusé en masse de servir de caution à une construction politique oligarchique qui les bafoue. Le cadre national est à ce jour le cadre indépassé de la démocratie : c’est la que se confrontent les intérêts antagonistes, que se nouent les enjeux, que se dessinent les projets. C’est seulement dans ce cadre qu’une minorité peut accepter la loi de la majorité. De plus, face à la crise économique mondiale, c’est dans les nations et les Etats que peut se fonder la confiance, denrée la plus rare et la plus nécessaire dans la tourmente financière. C’est au sein de chaque Etat et non au sein d’une Commission absente que les dispositifs de relance et de soutien ont été arrêtés. La crise est épreuve de vérité : les illusions se dissipent et les réalités surnagent. En Allemagne, en Italie, les déconvenues de la gauche ne sont-elles pas liées à ce refus du réel, à cette défiance à l’égard du fait national qu’au contraire ses adversaires n’ont cessé d’utiliser ? Comment promouvoir une certaine conception du service public, de l’égalité et de la protection sociale, des politiques publiques en matière de recherche et d’industrie, si on abdique toute souveraineté pour s’en remettre au marché ? N’est-il pas temps de conclure qu’elle a fait fausse route sur ce point.
Si la gauche n’est guère entendue à propos de la crise financière, si ses critiques à l’encontre du libéralisme économique ne portent pas, c’est bien-sûr parce qu’elle a beaucoup cédé à ce même libéralisme quand elle était aux affaires, en France, en Grande-Bretagne, en Italie ou en Allemagne. Mais plus encore, en voulant promouvoir un modèle européen destructeur des nations, alors que les peuples aspirent à faire respecter le cadre national et à faire vivre un Etat protecteur, elle se trouve à contre courant.
Le défi de la gauche est là : ou bien elle parviendra à proposer un projet européen compatible avec la souveraineté populaire et nationale, ou bien elle demeurera dans ses chimères où les électeurs la laisseront pour longtemps. La gauche italienne l’a appris à ses dépens, puisqu’après l’effacement du PCI, la disparition du PSI, le Parti démocrate s’applique énergiquement à rejeter le qualificatif de « gauche », devenu une tunique de Nessus, sans parvenir pour autant à briser la spirale de ses échecs.
Le pire n’étant jamais le plus sûr, il est permis de songer à un sursaut, c'est-à-dire à une gauche française ressemblant à elle-même, célébrant à nouveau les noces du mouvement ouvrier et de la nation républicaine, donnant une forme nouvelle à l’exigence séculaire de souveraineté nationale et populaire, organisant la coopération des nations d’Europe au lieu de conspirer à leur déclin, inventant pour demain les formes de l’action économique au service de l’intérêt général, garantissant la bonne articulation de nos intérêts dans un univers marchand mondialisé… Cela supposerait bien sûr une révision déchirante en matière européenne : faire en sorte que les nations s’impliquent au lieu de se dissoudre. Cela supposerait aussi que la gauche apprécie mieux ce que la France peut apporter au monde : la conception proprement politique de la nation, l’égalité et son exigence sociale insatiable, la laïcité éprise de liberté, le primat de l’intérêt général et du politique, le dialogue des civilisations et des cultures, le refus des empires et des blocs.
Il est inutile d’espérer esquiver ou enjamber la question : elle est au cœur de chaque pays d’Europe. La gauche doit la trancher si elle veut retrouver la confiance populaire. A vrai dire ces exhortations s’adresseraient aussi bien à la droite française, dont tant de composantes n’aspirent qu’à se fondre dans « la famille occidentale » et oublient leurs devoirs. Mais renvoyer dos à dos les uns et les autres ne suffit pas. Faire vivre la souveraineté nationale et populaire est un appel auquel personne ne peut se soustraire : la France n’est pas finie, et dans la crise plus que jamais son message est précieux.
Jean-Yves Autexier, député ( 1988 -1993) puis sénateur (2000-2005) de Paris, est un des dirigeants du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et de la Fondation Res Publica, fondés et présidés par Jean-Pierre Chevènement.
Source : Les Cahiers de l'Indépendance, n°8 (juin 2009) via L'Observatoire de l'Europe
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23.08.2009
Dérive maffieuse des "cités"
Le credo est inlassablement répété, avec force circonvolutions larmoyantes, depuis près de 30 ans par tout ce que la France compte de sociologues, de journalistes installés et autres « travailleurs sociaux » divers et variés.
Et si vous ne comprenez pas bien, contrairement à tous ces « experts » appointés, en quoi le fait de brûler la médiathèque ou l’école du quartier est l’expression d’un « désir d’accès plus large à la culture » ni par quelle étrange hétérotélie la destruction des autobus peut devenir un « cri contre l’isolement et l’enclavement », c’est simplement que, tel un vulgaire Finkielkraut ou Zemmour, votre cerveau est déjà rongé par cet abject cancer nommé « lepénisation des esprits ».
L’interprétation exclusivement « sociale » des violences en banlieues a ainsi peu à peu développé dans l’esprit d’une majorité des français et de leurs édiles un profond sentiment de culpabilité, sentiment fort peu propice à la mise en place d’une répression efficace, préalable à une reprise en mains des cités de non-droit dont le nombre ne cesse de croître. L’embrasement urbain n’est en effet désormais plus l’apanage des seules grandes métropoles, le phénomène se démocratisant à grande vitesse au profit des villes moyennes voir même de certaines zones semi-rurales.
Malgré l’ampleur croissante du problème, le discours n’a pas changé d’un iota et les mêmes spécialistes du « traitement psychologico-social » du « malaise banlieusard » continuent à doctement pérorer malgré l’échec absolu des solutions qu’ils ont jusqu’alors promus.
Même le bruit des kalachnikovs résonnant entre les tours HLM de la Courneuve ne semble pas à même de faire taire ces hérauts du laxisme et de la culture de l’excuse qui se refusent encore à condamner – du fond de leur confort petit bourgeois qu’ils pensent honteusement acquis grâce à l’exploitation de nos anciennes colonies- les actes « désespérés » de ces « descendants d’esclaves », de ces néo « forçats de la faim » parqués dans d’insalubres « ghettos ».
Seulement voilà, il y a malgré tout une légère ombre sur le magnifique tableau démagogique et ethno-masochiste ainsi dressé. Cette ombre, c’est celle du réel qui dément purement et simplement cette vision partiale et victimisante d’un phénomène typiquement français dont la persistance sidère l’Europe entière.
Tout d’abord, les investissements étatiques en banlieues sont massifs et continus. Ainsi, par exemple, 60 pour cent des 372 millions de crédits du ministère de la Ville sont engloutis chaque année dans 7 sites « sensibles » : Roubaix, Tourcoing, Montfermeil, Grigny, Clichy sous bois, Vaux en Velin et Vénissieux.
Augmentés de 170 pour cent dans les 3 dernières années du règne socialiste, légèrement diminués lors du retour de la « droite » aux affaires, ces investissements ont été restaurés et même augmentés sous la férule de Dominique de Villepin.
Il convient d’ajouter à ces financements structurels, les subventions très généreusement accordées à plus de 15 000 associations dont l’activité réelle et les résultats concrets échappent bien souvent à tout contrôle sérieux.
De la même façon, la prétendue « misère » des incendiaires et émeutiers banlieusards, habillés de marques des pieds à la tête et les poches pleines de gadgets électroniques, peut elle aussi être légitimement relativisée. Car les statistiques de revenus et de niveau de vie sempiternellement exhibés ne tiennent évidemment pas compte de l’économie délictuelle qui constitue aujourd’hui une manne financière considérable.
Ainsi il n’est pas rare, comme le raconte un vendeur de BMW des « beaux quartiers », de voir arriver « entre deux clients princes arabes ou golden boys, des jeunes casquettes vissées à l’envers et habillés intégralement en Nike ». Ces « jeunes », comme le précise un policier de la BAC, «sont généralement connus de nos services pour divers délits. Officiellement, ils sont vendeurs de pizzas, leurs parents touchent les Assedic… ».
La vente de pizzas en banlieues semble être une activité commerciale des plus rentables et des plus florissantes puisque ses livreurs peuvent ainsi s’offrir des voitures à 50, 60 ou 100 mille euros.
Il serait pourtant tout à fait possible de vérifier l’origine des sommes ainsi dépensées puisqu’il existe chez les concessionnaires automobiles une règle non écrite qui veut que chaque vente d’une voiture de plus de 200 000 francs soit signalée au fisc.
Mais ne serait-ce pas là de la « délation », pratique hautement encouragée lorsqu’il s’agit de saisir la Halde mais qui rappelle trop péniblement les heures les plus sombres de notre histoire quand il est question de contrôler les activités frauduleuses de certaines minorités visibles ? Pour la modernité citoyenne, il y a les bons et les mauvais sycophantes, c’est ainsi.Et, de toute façon, qui oserait descendre dans une banlieue pour effectuer un contrôle fiscal?
Il est nettement moins risqué de harceler le petit commerçant de province ou le patron de PME.
Mais revenons à nos rutilantes cylindrées griffées au nom des plus prestigieuses entreprises automobiles. Curieusement, ce ne sont jamais ces luxueuses berlines, pourtant symboliques de ce « système occidentalo-capitaliste » sensé les opprimer, qui sont incendiées par les jeunes voyous de Villiers le Bel ou des Mureaux. Au contraire, ce sont toujours les modestes véhicules de ceux, petits blancs et immigrés mêlés, qui tentent de continuer à travailler et à vivre honnêtement et qui sont raillés, profondément méprisés même, par des émeutiers fascinés par la sous culture américaine, son culte de l’argent facile, et dont les héros sont bien plus Tony Montana et Snoop Doggy Dog qu’Auguste Blanqui ou Louise Michel.
Si misère il y a, c’est bien plus une misère culturelle qu’économique. Celle-ci est incontestable : langage limité à 200 mots de vocabulaire quand il n’est pas purement et simplement réduit à une suite d’onomatopées vociférantes, orthographe et grammaire non maîtrisés, pratique de la lecture inexistante, références et symboles uniquement tirés de fictions télévisuelles ou de jeux vidéos, prégnance de la pornographie …etc.
Mais encore une fois, si le constat est indiscutable, le rejet de la responsabilité exclusive sur « le système » et « l’absence de moyens » se révèle être une tartufferie d’autant plus mortifère que sa perpétuation écarte tout espoir d’amélioration réelle de la situation au profit d’une perpétuelle fuite en avant démagogique.
Les établissements scolaires placés en zones prioritaires sont souvent, au contraire de l’imagerie répandue, très bien dotés et même parfois suréquipés, les classes y sont moins chargées que dans des biens des établissements ruraux, et les enseignants qui y officient ont le même bagage et ont reçu la même formation que tous leurs collègues. Pas de profs ni d’établissements « au rabais » donc mais une haine et une violence quotidiennes déversées par les élèves sur les professeurs et le personnel administratif, un rejet permanent de l’apprentissage et de l’effort qu’il nécessite, et surtout une incroyance totale dans la nécessité de l’éducation et de la culture dans le processus de réussite. Car la réussite à laquelle ils aspirent, c’est celle qui s’étale à longueurs de clips de rap : argent, piscines, grosses voitures et caricatures de femmes lascives, vulgaires et soumises. Une vision qui n’est d’ailleurs désormais plus très éloignée de celle que l’on retrouve au sommet de l’Etat de la politique « bling bling ».
Et cette sorte de réussite là, chacun dans les quartiers peut bien constater qu’on l’atteint autrement plus rapidement et plus aisément en intégrant une bande qu’en étudiant comme continuent à le faire de rares imbéciles qui sont généralement rejetés et même persécutés car considérés comme des « traîtres » et des « collabos ».
Ainsi il apparaît, comme l’affirme d’ailleurs de son côté la police, que le premier objectif des itératives émeutes banlieusardes est la prorogation de l’impunité de cette économie parallèle qui nourrit grassement les petits caïds et leur nombreux personnel.
Dans la démarche des casseurs et des incendiaires, il est impossible de discerner la moindre remise en cause de l’ordre économique et social, le plus petit début de discours politique articulé ou même une seule revendication concrète car il s’agit en réalité simplement d’une démonstration de force appuyant la volonté néo-tribale d’assurer sa domination sur une zone délimitée mise en coupe réglée par les divers trafiquants.
La relative rareté des « descentes » des banlieues dans les quartiers bourgeois (où vivent d’ailleurs la plupart des ardents promoteurs de l’excuse sociologique) s’explique en partie par l’établissement d’un invraisemblable « modus vivendi » abandonnant à la criminalité certaines fractions du territoire en échange d’un calme relatif sur la majorité du sol national.
C’est sur cette réalité quasi maffieuse que se greffe, au cœur d’une population déracinée naviguant entre quête d’une identité « indigène » largement fantasmée et fascination compulsive pour les aspects les plus clinquants et les plus matérialistes de l’Occident, un ressentiment ethnique voir racial exacerbé. Cette crispation se nourrit notamment des délires « repentants » de l’intelligentsia française concernant la période de l’esclavage ou de la colonisation et est adroitement exploitée par les franges les plus radicales de l’Islam. Des islamistes qui, de Mulhouse à Marseille, n’hésitent pas à faire cause commune avec les criminels de droit commun comme l’ont signalé à plusieurs reprises les pôles régionaux de lutte contre l’islamisme radical créés en 2005 par le gouvernement. Ces liens à priori étonnants mais de plus en plus fréquents se nouent généralement lors de séjours en prisons, lieux privilégiés de recrutement de la mouvance islamiste. Ils peuvent avoir des objectifs divers mais permettent surtout aux islamistes de trouver de nouvelles sources de financements tout en offrant une légitimation « religieuse » aux petits malfrats qui finissent par penser que leurs larcins et trafics participent plus ou moins directement au « djihad ».
Ainsi les spasmes hyper-violents qui embrasent régulièrement les banlieues s’apparentent bien plus à un islamo-gangstérisme, symptôme terminal d’une modernité sublcaquante, qu’à une quelconque rébellion politique et sociale que l’on puisse rattacher par quelque biais que ce soit aux justes colères populaires qui ont marqué l’histoire de France.
Xavier Eman pour Novopress
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