26.02.2010
Le Coup d'Etat Financier
Même si la plupart des membres de l'élite économique vivent et fonctionnent à l'intérieur des États-Unis, ils ne sont pas concernés par notre avenir. Pour eux, le monde entier est le leur, et ils travaillent étroitement avec les autres élites à travers le monde contre les intérêts du public américain. Depuis l'époque de Henry Ford, l'élite économique a besoin d'une "middle-classe" prospère pour augmenter la croissance et les profits, mais à présent, dans l'économie mondiale, ils considèrent la classe moyenne américaine comme obsolète. Ils regardent de plus en plus mondialement pour leur bénéfices, et ils préfèrent payer la main-d'œuvre bon marché des pays comme la Chine et l'Inde. En plus des millions d'emplois déjà délocalisés à l'étranger pour accroître leurs profits à nos dépens, ils envisagent d'y expédier un supplément de 25% des emplois actuels des États-Unis. Ils nous voient maintenant comme le principal obstacle à leur consolidation continue de la richesse et des ressources. C'est pourquoi ils ont intensifié leurs attaques contre nous. Si vous voulez une autre preuve de cela, tout ce qu'on doit faire, c'est étudier le sauvetage de Wall Street. Le renflouement entier est stratégiquement conçu pour éliminer la classe moyenne américaine. Chaque fois que vous entendez le mot "plan de sauvetage", vous devez penser "coup d'Etat." Le renflouement a été un coup financier, une opération de renseignement destinée à prendre le contrôle de l'économie américaine et du système fiscal. Il est semblable à ce que l'élite économique a fait par l'intermédiaire du Fonds monétaire international (FMI) dans de nombreux autres pays à travers le monde. C'est clairement un cas d'impérialisme économique. Lorsque les coups financiers sont menés dans d'autres pays, ils appellent ça un Programme d'Ajustement Structurel (PAS). Le résultat final est le vol de la richesse de travail, la privatisation des fonctions publiques et des ressources, la montée du chômage, la suppression de la classe moyenne et l’augmentation des impôts et de la dette qui transforme l'écrasante majorité de la nation dans une classe paysanne. C'est exactement la voie sur laquelle nous sommes engagées. la suite (en anglais ...) >>
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03.12.2009
Une bourse pour les barbaresques
Les pirates somaliens ont créé une sorte de "bourse" dans la ville portuaire de Harardhere (Somalie) devenue l’un de leurs repaires principaux, pour mieux contrôler l’argent qu’ils reçoivent à titre de rançon, ont rapporté mardi des médias internationaux.
La nouvelle "bourse", ouverte 24 heures sur 24 depuis l’été dernier, permet aux pirates de bénéficier du soutien de la population locale malgré tous les risques qu’elle représente, a indiqué un ancien pirate dénommé Mohammed à l’agence Reuters.
Les dizaines de millions de dollars versés aux pirates ces dernières années pour la libération des otages attirent des investisseurs somaliens et étrangers, selon l’agence.
Les pirates ont commencé par 15 "compagnies maritimes", à présent, la bourse en réunit 72 dont dix "excellent dans la prise d’otages". "Les actions de la bourse sont accessibles à tous et chacun peut s’engager soit en participant aux opérations en haute mer soit en donnant de l’argent, des armes ou du matériel, la piraterie est ainsi devenue une activité commune", selon Mohammed.
Ancien village de pêcheurs, Harardhere est devenu une ville prospère où des tout-terrains appartenant aux pirates et à ceux qui les financent, créent des embouteillages dans les rues poussiéreuses. Le gouvernement somalien soutenu par l’Occident ne contrôle que quelques rues de la capitale Mogadiscio et n’a aucun pouvoir à Harardhere.
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23.11.2009
Quand la Bourse parie sur Ahmedinejad
Allah Akbar !
Découvrez l'arme secrète iranienne qui pourrait doubler le prix du baril du pétrole d'une seconde à l'autre...
Dans ce message vous découvrirez la stratégie du gouvernement iranien pour asseoir sa domination internationale -- 65% des réserves mondiales de pétrole sont à leur portée : il s'agit pour vous d'une opportunité d'investissement sans précédent !
Continuez votre lecture pour en savoir plus...
Cher Investisseur,
20 mars 2003 : les hélicoptères Apache et les F-16 américains lâchent leurs missiles Hellfire sur Bagdad. C'est le début de l'opération "Iraqi Freedom" -- la pire erreur stratégique des Etats-Unis depuis le Vietnam.
Je m'explique : plus qu'un Etat, l'Irak est avant tout une armée. Une armée forte, crainte et respectée, qui fait autorité depuis des décennies dans tout le Moyen-Orient.
Son rôle dans la région est capital : assurer la domination de l'ordre sunnite sur l'ordre chiite au Moyen Orient.
Oui mais voilà... cible stratégique des néoconservateurs américains, Bagdad tombe en avril 2003 après seulement quelques jours de conflit. L'équilibre politico-religieux du Moyen-Orient rompt et le pays tout entier plonge dans un bourbier de violences et de guérillasperpétuelles.
Saddam est pendu, son armée démembrée -- l'Iran n'en demandait pas moins...
Pour couronner le tout, le gouvernement Obama annonce le 27 février 2009, après six années d'occupation, le retrait des troupes d'Irak pour l'été 2010 -- c'est-à-dire demain.
Le retrait des troupes d'Irak va ouvrir une brèche sans précédent dans laquelle les iraniens vont s'empresser de s'engouffrer : concrètement, les Etats-Unis leur livrent l'Irak sur un plateau d'argent.
Je vais vous révéler dans ce message comment -- grâce à une arme secrète ultra-puissante -- cet expansionnisme iranien est déjà en train de mettre la main sur les ressources de l'Irak -- avant même le départ des Etats-Unis !
Nous verrons aussi -- et surtout -- comment cette situation pourrait bien entraîner une hausse historique du baril de pétrole, que le brillant Jim Rogers anticipe entre 150 et 200 $.
La situation critique au Moyen-Orient offre une opportunité d'investissement exceptionnelle -- en termes de plus-values, certaines valeurs du secteur verraient leur prix s'envoler de 50%... 100%... voire 200% !
Pour moi ça ne fait aucun doute, cette crise va entrer dans l'histoire -- vous avez donc une opportunité exceptionnelle d'en tirer profit. Pour ne pas passer à côté : continuez votre lecture...
La pire erreur stratégique depuis la Guerre du Vietnam...
| "Le front central dans la guerre contre le terrorisme n'est pas et n'a jamais été en Irak." -- Barak Obama, sur CBS, juillet 2008. |
Quelle est la situation en Irak depuis 6 ans ?
Des groupes rebelles armés s'en prennent régulièrement aux forces américaines et irakiennes, aux membres du gouvernement et à leurs proches ou aux infrastructures pétrolières.
La rébellion se déploie à la fois dans la capitale, Bagdad... dans le sud chiite et dans le triangle sunnite, au centre du pays, où Saddam Hussein avait ses principaux appuis.
Une bonne partie de la population est hostile à la présence américaine et au gouvernement intérimaire, perçu comme la marionnette de Washington.
Le bilan humain s'alourdit de jour en jour -- on dénombre 250 000 civils tués. La presse n'hésite plus à qualifier la situation irakienne de "Vietnam d'Obama".

L'histogramme ci-dessus vous montre le nombre d'attentats perpétrés dans et hors Bagdad depuis 2003 -- seuls sont représentés les attentats ayant fait plus de 20 victimes.
Alors, vous me direz peut-être : "c'est vraiment effroyable comme situation mais en quoi suis-je concerné ?" -- ce à quoi je vous répondrais : la force qui arrivera à fédérer l'Irak mettra la main sur la principale ressource énergétique du monde.
Cette domination lui donnera toute la liberté de faire jouer le prix du pétrole à sa guise -- faisant par là-même grimper en flèche le prix du pétrole à la pompe, à côté de chez vous.
Ce qui est très inquiétant, c'est qu'une telle force existe bel et bien -- et qu'elle a bien l'intention d'exercer une influence sur tout le Moyen-Orient, voire sur le monde.
L'arme secrète de l'Iran est ultra-puissante...
| L'Iran a réussi à "(...) annexer une large portion de l'Irak sans tirer un seul coup de feu" -- Robert Baer, ex agent de la CIA. |
Avec le départ des américains, la seule force organisée et capable de fédérer une grande majorité d'irakiens, c'est la religion d'Allah : l'Islam.
Attention, il faut être très clair : le problème ne vient pas de l'Islam mais du fanatisme religieux prôné par certains dirigeants chiites.
L'Irak se compose de trois groupes dominants : au nord les Kurdes, au centre les sunnites, au sud les chiites. Ces trois entités sont de confessions islamiques qu'elles appliquent avec certaines variantes.
Au niveau de la population : la communauté chiite, majoritaire en Irak, s'ouvre à l'Iran. Elle accueille à bras ouverts les réfugiés politiques chiites chassés par Saddam durant la guerre Iran Irak.
Bons nombre de chiites irakiens apprécient la présence des Iraniens, de plus en plus nombreux dans la région. Dans un pays ou règne le chaos et où les repères ont volé en éclats, leur présence rassure car elle structure la société -- nous y reviendrons.
Parallèlement à cette cohabitation vertueuse : certaines figures d'autorité de la région -- tels que Ahmedinejad (président ultra-conservateur de l'Iran) ou l'ayatollah Ali Khamenei (guide suprême) -- utilisent les textes sacrés pour tenter endoctriner les croyants dans un projet plus politique que religieux.
Leur but : reprendre le contrôle du Moyen-Orient grâce à une arme secrète : la foi des croyants -- le "melting pot" irakien est pour eux une aubaine.
Et c'est bien là que réside la vraie victoire de l'Iran dans le conflit Etats-Unis-Irak, puisqu'il ouvre la voie de la plus grande réserve de pétrole du monde à l'Iran, via sa proximité avec la communauté chiite du Moyen-Orient.
Comment ? C'est ce que nous allons voire tout de suite...
Prendre le contrôle du Moyen-Orient : mode d'emploi...
Le réveil des communautés chiites du Proche-Orient depuis trente ans est un événement majeur de la géopolitique de cette région. Nombre d'observateurs et d'officiels, qu'ils soient américains ou irakiens, ne l'ont tout simplement pas vu venir.
La stratégie iranienne consiste à prendre le pouvoir non pas par les armes -- elle n'en a de toute façon pas les moyens -- mais par la prise des postes économiques et religieux afin d'accéder légalement, par les urnes, aux postes politiques clé. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est terriblement efficace !
Cette stratégie, déjà appliquée avec succès au Liban, a été d'une redoutable efficacité. Le Hezbollah chiite libanais, construit et téléguidé depuis l'Iran, menace aujourd'hui de devenir majoritaire au Parlement ! Ce qu'il faut craindre aujourd'hui ? La "libanisation" de tout le Proche-Orient. Ni plus, ni moins.

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus, les chiites sont largement représentés en Irak.
Avant même la fin de la guerre en Irak, Washington s'inquiétait de la facilité qu'avaient les chiites iraniens à passer la frontière. Ils se faisaient tout simplement passer pour des irakienset pouvaient ainsi prendre les commandes des bras armés irakiens.
Certains occupaient des postes dans les milices de sécurité des quartiers chiites de Bagdad en attendant des ordres venus d'Iran. D'autres ont pris la direction des mosquées, réclamant qu'on leur rende Nadjaf, la ville de pèlerinage la plus sacrée pour les chiites.
Au final on trouve des chiites iraniens un peu partout dans la société irakienne : des mosquées aux commerces en passant par les universités ou les hôpitaux -- qui travaillent activement à la reconstruction du pays.
Cette infiltration s'est révélée si efficace qu'on a commencé à parler dès 2004 d'un "croissant chiite". Cette expression, initialement lancée par le roi Abdallah II de Jordanie est tout de même à prendre avec des pincettes...
Parler de croissant chiite, c'est assimiler les chiites à un bloc homogène et solidaire qui échapperait au contrôle de leurs Etats respectifs et qui serait téléguidé par l'Iran.
La réalité est certes plus complexe et les chiites très hétérogènes, mais il est indéniable que l'Iran utilise toutes les cordes de son arc -- et notamment la corde fondamentaliste -- pour instrumentaliser les communautés chiites à des fins politiques.
L'objectif : asseoir une hégémonie de l'Iran sur la scène régionale. Prenons un exemple :
A Bassorah (Basra), grande ville du sud de l'Irak, qui est le seul accès maritime du pays et principale voie d'exportation de son pétrole.
Cette ville, qui constitue donc le "coeur de l'économie irakienne" ne fait plus réellement partie de l'Irak : à Bassorah aujourd'hui, la monnaie de référence est le toman iranien...
Evidemment dans toutes les provinces périphériques, police... services secrets... hôpitaux... universités et organisations sociales ne répondent pas aux autorités de Bagdad, mais aux partis politiques et autres groupes chiites soutenus par l'Iran.
Cet exemple pour vous montrer la finesse stratégique de l'Iran qui s'empare avant tout de la base, de la population... puis des postes clés politiques, économiques et religieux.
Une fois la population du pays fédérée autour d'une nouvelle organisation à dominante chiites, les "représentants" iraniens présents en Irak et téléguidés par les ayatollahs n'ont plus qu'à se présenter aux urnes pour prendre le contrôle de manière tout à fait légale.
Et cette hégémonie passe bien sûr par le contrôle des ressources et des voies d'approvisionnement du pétrole et du gaz de la région.
Aujourd'hui, le "croissant chiite" a les moyens de contrôler une très grande partie des ressources en hydrocarbures (gaz, pétrole) ainsi que leur évacuation vers les pays consommateurs. Réel ou fantasmatique, il est en position de force aussi bien au Moyen-Orient que vis-à-vis de l'Occident.
| "L'Iran est prêt à prendre part activement à la direction des affaires mondiales et à établir la sécurité et la justice en différentes parties du monde" -- Ahmadinejad, avril 2009. |
Et en ayant le contrôle sur cette région qui regorge de pétrole, ils peuvent tenir la dragée haute aux Occidentaux et en premier lieu aux Etats-Unis -- premiers consommateurs de pétrole de la planète...
Réserves pétrolières et voies d'acheminement à portée de main du pouvoir iranien

Source : BP
Comme vous pouvez le voir sur l'illustration ci-dessus, la distribution de pétrole dans le monde provient à plus de 60% du Moyen-Orient.
Pour faire simple, on pourrait dire que les principaux pays détenant assez de réserves dans leur sous-sol pour satisfaire la demande grandissante de pétrole du monde sont l'Arabie Saoudite, l'Iran et l'Irak.
Cette situation, ajoutée au fait que les autres régions de production auront totalement épuisé leurs réserves conventionnelles dans une vingtaine d'années, fait que notre dépendance pétrolière à l'égard du golfe "arabo-persique" ne peut que croître.
N'importe quel producteur de pétrole dans le monde profiterait de cette situation. Voilà déjà une excellente raison pour vous d'avoir quelques valeurs pétrolières en portefeuille. Mais ce n'est pas la seule...
| "Nous espérons porter la production à 10 à 12 millions de barils par jour, qui fera de l'Irak l'égal des plus grands producteurs", Hussein Chahristani, ministre du Pétrole. |
La guerre énergétique est impitoyable. En plus de détenir le sacro-saint pétrole dont nos sociétés occidentales sont si dépendantes, il reste encore à avoir le contrôle des réseaux d'approvisionnement, les célèbres pipelines ou encore les pétroliers...
Dans le contexte ultra-tendu que connaît le Moyen-Orient, les attaques contre les voies d'approvisionnement en pétrole ou en gaz sont légion. Il est donc tout à fait nécessaire, en tant qu'investisseur, de surveiller ces axes stratégiques...
Prenons l'exemple du détroit d'Ormuz, qui à lui seul voit passer plus du tiers du pétrole produit au Moyen-Orient... soit 20% du pétrole consommé chaque jour dans le monde.
Le golfe Persique est le coeur énergétique du monde,
le détroit d'Ormuz son artère principale !
Parmi les milliards de barils de pétrole qui transitent quotidiennement au Moyent-Orient, le détroit d'Ormuz concentre pas moins de 40% du commerce mondial de pétrole. 17,4 millions de barils y transitent chaque. Presque l'équivalent de la consommation journalière de brut des Etats-Unis. C'est considérable.
Et ce n'est qu'un début : l'EIA (Enery Information Administration) prévoit que les exportations de pétrole via le détroit d'Ormuz devraient doubler d'ici 2020.
Le problème stratégique de ce passage clé des pétroliers, situé à plus de 10 000 km à vol d'oiseau des côtés américaines... est évident.
| "Le fait de l'existence de menaces sur le détroit aura un impact psychologique important... voire, une simple allusion sur une éventuelle restriction provoquera une flambée des prix du pétrole" -- Michael Clarke, directeur de l'Institut royal des Services unis. |
Bien que disposant de bases militaires sur les routes stratégiques de ses pétroliers,l'occident a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En effet, il suffirait d'un ordre de Téhéran pour que les voies d'acheminement du pétrole et du gaz soient immédiatement prises d'assaut et maitrisées.
Imaginez un instant l'impact sur le marché du pétrole ! Instantanément tous les détenteurs d'actions pétrolières verraient leur portefeuille prendre des dizaines de pourcents...
Le risque est bien réel : il suffit de voir la hausse vertigineuse du coût d'assurance d'un pétrolier, qui est passé de 150 000 $ à plus de 450 000 $ par voyage, pour s'en convaincre -- sans compter l'assurance sur la cargaison elle-même qui fait l'objet d'une autre police d'assurance.

Pour mettre à bien ces menaces, l'Iran a disposé de redoutables Silkworms (voire photo ci-dessus), -- missiles sol-sol montés sur camion -- tout le long de la côte Nord du détroit d'Ormuz et du golfe persique, sur les îles Abu Musa, Qeshm et Sirri.
Et comme si cela ne suffisait pas, l'Iran a aménagé des batteries côtières de missiles anti-navire. Souvenez-vous en 2006, au large des côtes libanaises, la frégate israélienne SAAR-V Hanit en avait fait les frais.

Silkworm C-802
Ce missile subsonique transporte une charge de 165 kg à 120 km avec une altitude de vol comprise entre 5 et 7 mètres. Il est doté de capacité antibrouillage et peut être lancé depuis la terre, depuis un avion ou depuis un bateau.
Une usine d'assemblage de missile C802 est installée à Bandar Abbas ce qui montre bien que l'Iran ne connaîtra pas de pénurie sur ce type de matériel !
Ainsi la "défense" des Iraniens est on ne peut plus claire. A la moindre menace, le détroit d'Ormuz s'embraserait. Des officiers du Pentagone ont confié qu'il faudrait -- au bas mot -- trois jours de bombardements ininterrompus pour venir à bout de ces missiles.
| "Naturellement tout pays attaqué par un ennemi utilise toutes ses capacités et opportunités pour faire face à cet ennemi". "Concernant la route principale pour faire sortir le pétrole, l'Iran agira pour imposer un contrôle sur le golfe Persique et le Détroit d'Ormuz". |
Que se passerait-il si les Iraniens décidaient de bloquer le détroit d'Ormuz ?
C'est bien simple : le cours du baril passerait à 250 $ dans les jours qui suivent. Wall Street décroche comme jamais depuis 20 ans. Le Dow Jones tombe à 800 pts.
Compte tenu de la géographie du détroit, l'Iran pourrait aisément mettre sa menace à exécution, et propulser en quelques secondes le prix du pétrole à plus de 150 $ !
Une aubaine pour les majors du secteur, un calvaire pour des milliers d'investisseurs et la fortune pour qui se sera préparé à une telle éventualité.
| "Le pétrole pourrait atteindre un prix se situant entre 150 $ et 200 $ le baril à cause des réserves connues qui déclinent. Les relations internationales, particulièrement celles entre les Etats-Unis et l'Iran, aideront à guider le baril de pétrole vers cette fourchette de prix." -- Jim Rogers, 2009. |
Vous n'avez toujours pas de valeurs pétrolières dans votre portefeuille ? Pas d'inquiétude, je vous révèlerai dans un instant comment vous procurer les meilleures opportunités du secteur.
Pour le moment, permettez-moi de conclure rapidement sur les 3 scénarios qui vont faire de l'Iran la zone sensible du Moyen-Orient dans les mois et les années à venir...
Pour un investisseur, négliger l'influence de cette partie du monde sur le marché énergétique serait un pari insensé. D'autant que d'autres pays s'allient déjà avec l'Iran afin de constituer un nouvel ordre économique mondial -- qui détiendrait à lui seul 20 à 50% des ressources énergétiques de la planète !
Les 3 scénarios qui pourraient faire passer le baril de 80 à 200 $ en quelques jours seulement !
1- La théorie de l'alliance "Chine, Russie, Iran"
Pendant que l'occident ronge son frein contre l'Iran et son président, de l'autre côté de la planète les poignées de main et connivences vont bon train.
Depuis 2001, bien avant les attaques du 11 septembre, quelques pays comme la Chine et la Russie se sont inquiétés de voir les Américains lorgner sur les réserves énergétiques du Moyen-Orient.
Désireux de garantir les approvisionnements énergétiques en provenance de leurs voisins, ils ont créé en juin 2001 l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS).
Il faut préciser que cette organisation a pour objectif officiel la lutte contre le terrorisme... Toutefois, pas d'Américains parmi ses membres ; elle privilégie au contraire les participants opposés au Nouvel Ordre Mondial tel que le conçoivent les Occidentaux !
L'OCS est tout simplement un contre-pouvoir ultra-puissant ! Les membres de l'OCS regroupent 20% des ressources mondiales de pétrole, 38% du gaz naturel, 40% du charbon, et 50% de l'uranium !
Et en 2005, devinez qui s'est rallié à la cause de l'OCS en tant qu'observateur ? L'Iran bien-sûr... Pas plus tard qu'en juin 2009, le président Ahmadinejad rencontrait son homologue Hu Jintao en Russie...
Cette rencontre avec la diplomatie russe et chinoise est une aubaine pour l'Iran. La voilà entourée de deux géants émergents et parachutée dans les hautes sphères de la diplomatie internationale.
Cette alliance lui donne en plus un regain de crédibilité dans le monde et une sécurité renforcée.
Le président iranien peut compter sur ses homologues russes et chinois pour prendre des décisions concertées et peser d'avantage dans les décisions sur les dossiers sensibles...
L'OCS est une alliance récente mais qui pourrait prendre un poids de plus en plus important dans les années à venir, surtout si des accords énergétiques se concrétisaient, au nez et à la barbe des Américains.
Ces pays sont tous liés par une haine farouche de l'impérialisme américain. Ils multiplient les exercices et manoeuvres militaires coordonnés.
A elle seule l'OCS pourrait faire basculer le monde dans une crise énergétique monumentale... elle pourrait affaiblir les mesures internationales prises contre le projet d'un Iran disposant de la bombe atomique...
... elle pourrait enfin défendre les intérêts de l'Iran en cas de conflit ouvert avec Israël... scénario qui n'a jamais été aussi près de se concrétiser qu'aujourd'hui !
2- L'hypothèse de la Troisième Guerre Mondiale
Ce scénario, bien que redouté par tous, ne doit pas être pris à la légère.
Voilà des années qu'Israël trépigne à l'idée de bombarder l'Iran en réponse aux sempiternels propos antisémites et négationnistes du président iranien.
| "Ce que l'Iran essaie de faire maintenant n'est pas du tout éloigné de ce que Hitler avait fait avec le peuple juif il y a 65 ans" -- Silvan Shalom avril 2009. |
Il semblerait jusqu'à présent que ce soit l'administration Obama qui tente de réfréner les passions israéliennes --ces derniers voient en Ahmadinejad une réplique d'Hitler, capable de mener une guerre fratricide au Moyen-Orient au nom d'un grand empire Persan.
C'est pourquoi le monde entier a les yeux braqués sur l'Iran depuis quelques mois. Aussi bien les investisseurs, les industriels que les politiques et les militaires. Si l'Iran cachait une base nucléaire prête à l'assemblage d'une bombe, la face du monde pourrait bien changer du jour au lendemain.
La question du nucléaire n'est toujours pas réglées à l'heure où j'écris ces lignes -- la communauté internationale estime que l'Iran mettra encore plusieurs mois pour se procurer suffisamment d'uranium enrichi et lancer une attaque nucléaire -- si tel était le scénario choisi par Téhéran.
L'inquiétude demeure.
Encore faut-il qu'Israël ne lance pas les hostilités la première. Là aussi, toutes les supputations sont admises...
| "Nous ne permettrons pas à ceux qui nient la Shoah d'en commettre une deuxième." -- vice-premier ministre israélien. |
Israël a déjà mis ce genre de menace à exécution : une première fois en 1981, avec la destruction de la centrale irakienne d'Osirak ; puis une seconde en 2007, lorsque l'armée de l'air israélienne détruisit un site syrien supposé abriter une centrale nucléaire livrée par la Corée du Nord.
Mais avec l'Iran, la donne n'est pas la même. Le terrain iranien n'est ouvert comme en Irak ou en Syrie. La destruction des sites nucléaires iraniens nécessiteraient de nombreux passages sur le territoire et pourraient facilement mener au fiasco.
Cependant, si Israël décidait de "frappes chirurgicales", la guerre ferait exploser les prix du pétrole. L'Iran pourrait alors en quelques minutes provoquer la fermeture du détroit d'Ormuz : l'explosion des prix du pétrole serait alors fatale pour l'économie mondiale.
L'Iran sait taper "là où ça fait mal" et n'hésitera pas en cas de conflit direct avec Israël à mettre les Etats-Unis et par-là même le reste du monde en bien mauvaise posture...
A moins que ce ne soit d'en-haut que viennent les problèmes...
3- L'imminence de l'Apocalypse
Bien que cela puisse sembler étrange pour nombre d'occidentaux, croyants ou non, l'imminence de l'Apocalypse est quasiment un thème de campagne pour certains dirigeants iraniens.
Il faut savoir que l'apocalypse est un moment important dans de nombreux textes religieux. On la retrouve dans la Bible, le Coran ou encore la Torah.
Seulement voilà, comme dans toutes les religions, la bataille des interprétations fait rage -- Ahmadinejad l'a très bien compris.
Il utilise métaphores et double langage jusque devant les représentants de l'ONU. Et on a parfois du mal à faire le distingo entre l'un et l'autre.
| "Le droit de l'Iran à la technologie nucléaire est une des solutions qui préparent le retour de l'Imam" -- Ahmadinejad. |
Et c'est ce qui inquiète les autorités internationales avec le dossier de la bombe nucléaire iranienne -- elle pourrait devenir un moyen pour Ahmadinejad de précipiter "l'Apocalypse".
L'affirmation répétée de "rayer Israël de la carte" s'inscrit dans le scénario et dansle langage de "l'apocalypse" -- le président iranien utilisant à des fins politiques la prophétie de l'Imam, successeur du prophète Mohamed et Sauveur de l'Islam -- qui doit descendre sur terre à la fin des temps pour restaurer la justice et la paix.
Si cette rhétorique provocatrice semble avoir un certain écho auprès d'une minorité, il semblerait qu'Ahmadinejad soit plus un politicien qu'un illuminé -- il utiliserait une certaine interprétation des textes sacrés afin de rallier un maximum de fidèles à sa cause...
| "Ahmadinejad est un cavalier de l'Apocalypse, qui ne songe qu'au retour du douzième imam", expliquait récemment le fils du chah d'Iran Reza Pahlavi dansL'Express. |
Quoiqu'il en soit, pour nous, investisseurs, ces trois scénarios sont à prendre en compte lorsque nous investirons sur des sociétés dont l'essentiel des ressources se concentre au Moyen-Orient.
Tout trois sont susceptibles d'avoir un impact majeur sur le marché énergétique -- dont l'onde de choc résonnera du Moyen-Orient à l'Occident et du baril de pétrole aux valeurs de votre portefeuille.
Mais pour cela, il faut d'abord commencer par vous positionner -- et le plus vite sera le mieux :
Les trois scénarios que nous venons de décrire sont très difficiles à anticiper : on ne sait ni quand ni si la menace éclatera... on sait juste que les conséquences seront gigantesques.
Et ce n'est pas tout ! En plus de la tension extrême autour du golfe Persique, les fondamentaux du pétrole -- offre déclinante, demande exponentielle, etc. -- plaident également pour une hausse des cours sur le moyen long terme : cela fait déjà deux bonnes raisons d'en profiter dès aujourd'hui !
source: La Quotidienne de MoneyWeek
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19.11.2009
Minarets suisses
| Le président de la confédération helvétique s’est opposé mardi à l’initiative populaire déposée par le parti populiste UDC. Il ne peut malheureusement pas (encore ?) s’asseoir sur le résultat du referendum comme dans le reste de l’U€RSS ... |
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04.08.2009
BHO a lui aussi son "internationale immigrationniste"
Sept parlementaires démocrates de l'Illinois pressent le président américain, Barack Obama, de restructurer les droits nationaux de l'immigration, selon des rapports de lundi (...) Selon un rapport du Chicago Tribune, une lettre signée par les sept démocrates poussent le président à accomplir se réforme. La lettre indique que la restructuration doit ouvrir la voie à la citoyenneté pour les 12 millions d'immigrants sans papier de la nation.
Les signataires incluent le républicain Mike Quigley de Chicago qui a souligné que la récession économique ne doit pas mettre les droits des immigrants en attente.
Les millions de WASP au chomage apprécieront. On ne peut que souhaiter à ces joyeux drilles la même pente électorale de nos socialistes ...
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23:41 Publié dans Actualités, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dissiblog, immigration
03.08.2009
La Suède "d'après"
Imaginez, quelque part en Europe, une ville ployant sous le poids de l’immigration musulmane. Imaginez que 90% de ces immigrants musulmans soient au chômage. Une multitude de chômeurs remontés à bloc contre le pays qui les a si généreusement accueillis et comblés de bienfaits mais qu’ils accusent cependant de tous les maux.Imaginez que dans cette ville, la police elle-même doive se faire escorter, de crainte des agressions, que les pompiers et les services d’urgence soient obligés de se déplacer sous escorte policière. Parce que dans cette ville, les foules en colère menacent ceux-là même qui viennent les secourir. Oui, imaginez par exemple qu’un incendie se soit déclaré dans la mosquée principale de la ville et que les pompiers dépêchés sur les lieux soient attaqués avec des jets de pierres quand ils arrivent pour sauver le bâtiment.
Dans cette ville, imaginez une école accueillant mille élèves et que 998 de ces élèves soient des immigrés venus à l’âge de 10 ou 12 ans de pays comme l’Irak, l’Iran, le Liban, … sans aucune connaissance de la langue du pays d’accueil. Même pris en charge dans des classes spéciales faisant appel à des interprètes, imaginez que plus de la moitié de ces élèves échoueront aux examens.
Vous vous représentez cette ville et vous vous dites sans doute : « Je suis en plein cauchemar, je vais me réveiller et oublier tout ça ! »
Vous ne rêvez pas !Détrompez-vous ! Ce n’est pas un cauchemar. Cette ville existe. Dans le sud de la Suède : c’est Malmö
Maintenant, fermez les yeux et imaginez que demain, VOTRE ville…
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17:30 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dissiblog, immigration
L'Amérique "d'après"
(...) L'Amérique n'est pas "postraciale", au contraire, – elle est au début d'un grand affrontement racial. L'élection de Barack Obama n'a pas réglé le problème, il l'a ouvert, il l'a posé de la façon la plus dramatique possible. Le problème n'est pas spéculatif, il est concret, daté, avec la perspective que la majorité anglo-américaine (les WASP et assimilés) devienne une minorité comme les autres, même si la première d'entre elles pour quelques années encore. Cette perspective n'est pas seulement une perspective démographique, c'est une perspective historique, culturelle, politique, – absolument explosive. Lors d'une interview télévisée récente qui a fait grand bruit (le mot "raciste" est partout aujourd'hui), Patrick J. Buchanan a posé le problème en termes crus: ce sont les Blancs, les Anglo-Américains, qui ont fait les Etats-Unis, qui ont écrit la Constitution, qui ont fait la Guerre de Sécession, qui ont bâti la puissance américaniste, qui se sont battus majoritairement durant les guerres extérieures, etc.; il leur sera infiniment difficile, sinon impossible d'accepter d'être une "communauté" parmi d'autres.
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16:48 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dissiblog, usa
28.07.2009
Les raisons de la crise
Comment Goldman Sachs, la banque d’investissement la plus puissante du monde, a construit son empire en créant de toutes pièces les plus grandes bulles spéculatives que le monde ait connues (financière, technologique, immobilière, pétrolière ... chacune préparant méticuleusement la suivante) grâce à la dérégulation des marchés financiers opérée par ses hommes de main à Washington, à la corruption des décideurs financiers et des structures de régulation existantes. Comment cette même banque, toujours par les mêmes moyens maffieux (merci Paulson) a profité de la manne du renflouement. Comment elle a fait main basse sur la manne contributive "obligée" des américains tout en s’affranchissant de ses obligations propres. Comment enfin elle s’apprête à en faire de même sur la prometteuse manne climatique à venir.
La saga passionnante d’une pieuvre tentaculaire qui gouverne de fait les USA, s’enrichit sur le dos des naïfs, quitte à provoquer la pire des catastrophes planétaires à venir. Une description effarante enfin de la dérive maffieuse de la première des démocraties occidentales. Et une lecture édifiante de la crise actuelle, de ses causes, et de ses développements à venir (voir infra)
>> Goldman Sachs: la grande machine à bulles (Agoravox - Contrinfo)
Dans le droit fil de ce qui précède ce qui pourrait fort bien en être la conséquence:
>> Révolution, émeutes de la faim et rébellions contre les impôts d’ici 2012
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17:09 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dissiblog, économie
30.06.2009
La rançon du "libre-échangisme"
Un chômeur européen sur deux doit remercier le libre-échange
C'est l'estimation de Jacques Sapir. Selon l'économiste, l'impact sur l'emploi du libre-échange inégal représenterait au moins la moitié des 8,3% de chômage constatés avant la crise. Sans compter les 2 millions de nouveaux chômeurs constatés depuis le début de l'année, victimes directes d'une crise du libre-échangisme.
L’impact de la crise actuelle vient s’ajouter à la pression des délocalisations qui pèse sur l’industrie française depuis maintenant à peu près une dizaine d’années. L’évaluation précise du coût en emploi de cette pression, issue du libre-échange dans les conditions présentes, soulève plusieurs difficultés.
En effet, tout d’abord il faut savoir qu’un emploi dans l’industrie a un impact direct sur des emplois dans les services, ce qui est toujours vérifié lors de plans sociaux industriels importants. Mesurer l’impact des délocalisations uniquement sur les emplois industriels sous estime considérablement l’impact total sur l’emploi.
Ensuite, il faut prendre en compte le fait que dans le processus de délocalisation on doit compter trois effets distincts mais qui viennent se cumuler.
Il s’agit ici d’emplois déjà existants dans un pays et transférés dans un autre pays (en général par fermeture de l’usine dans le pays d’origine). On considère de manière générale que ces délocalisations ont affecté environ1,5% des emplois industriels en France soit à peu près 0,5% de la population active.
2) Les délocalisations indirectes
Il s’agit ici de la création délibérée d’emplois à l’étranger pour servir non pas le marché local mais pour la réexportation vers le pays d’origine. On est en présence de ce phénomène quand une grande entreprise conçoit un nouveau produit et en réalise l’industrialisation d’emblée dans un pays à faibles coûts salariaux et ce à but de ré-export. Cette pratique est devenue systématique dans l’industrie automobile depuis une dizaine d’année.
Il y a là un « manque à employer » plus qu’une destruction directe d’emploi, et on peut le chiffrer dans le cas de la France entre 250 000 et 400 000 emplois, suivant les hypothèses de productivité, soit entre 1% et 1,6% de la population active.
3) L’effet dépressif sur le marché intérieur
La menace des délocalisations et le chantage auquel se livrent les entreprises ont conduit à maintenir les salaires dans l’industrie à un niveau très faible et à exercer une pression croissante sur les salariés. La faiblesse des revenus tend à déprimer la consommation et donc la demande intérieure.
La combinaison des effets indique que la pression du libre-échange coûte environ 2% de la population active en emplois industriels perdus ou non créés. Ceci correspond probablement à une perte globale (avec l’effet multiplicateur habituel de l’emploi industriel sur l’emploi global) de 3% à 3,5% de la population active. À cela, il faut donc ajouter un minimum de 1% de la population active, perdu en raison de l’effet dépressif direct et indirect.
Alors qu’avant la crise le taux de chômage en France était de 8,3%, l’effet net du libre-échange représenterait ainsi au moins la moitié de ce taux (4% à 4,5% de la population active). Le libre-échange et l’impact des politiques prédatrices hors et dans l’UE n’est pas le seul facteur. La hausse de l’Euro est aussi un élément qui induit une perte d’emplois non négligeable.
Il faut de plus souligner l’aspect dynamique du chômage ou du retour à l’emploi
Un taux de chômage qui aurait été ramené à 4,3% signifie immédiatement un équilibre des comptes sociaux (voir un excédent pour certains d’entre eux). Non seulement le budget de l’État n’a plus à contribuer au financement des caisses mais les cotisations peuvent être réduites ou les prestations améliorées. Ceci signifie une injection supplémentaire de pouvoir d’achat (salaires et profits) se traduisant par une consommation et un investissement plus élevés, et donc un niveau d’activité nettement supérieur, qui tend aussi à faire reculer le chômage.
Compte tenu de l’effet dynamique d’une réduction du chômage par élimination des effets du libre-échange, un taux de chômage de 3% à 3,5% apparaît comme plausible, soit, par rapport à 2007 un gain de 4,8% à 5,3% de la population active. Le chômage aurait été entre 36% et 42% de ce qu’il a été. Inversement on peut donc affirmer que le coût total du libre-échange, en incluant les effets induits et dynamiques, a été d’accroître le taux de chômage de 138% à 177% suivant les hypothèses de gain de productivité et d’effet multiplicateur.
On doit ajouter que cette évaluation est sans doute un peu excessive car elle suppose implicitement que les emplois créés eussent pu être occupés aux niveaux de qualification nécessaires sans engendrer de poussée inflationniste. Une telle hypothèse suppose en réalité une politique de formation très agressive et très efficace, comme on a pu en voir dans des pays d’Europe du Nord mais pas en France. L’existence d’un probable biais inflationniste réduirait alors l’impact positif de l’effet dynamique de la réduction du chômage. Hors effet du libre-échange, le taux de chômage se serait sans doute stabilisé vers 4% - 4,5%, ce qui n’en aurait pas moins été un résultat bien meilleur à celui de l’évolution réelle.
Un autre élément dont on doit tenir compte, mais qu’il est difficile de simuler sauf à se livrer à un exercice très détaillé, est l’impact de ces créations d’emplois sur des bassins industriels régionaux. L’existence d’un impact régional dans les bassins traditionnels des industries ayant subies des effets de délocalisation est indiscutable, mais ne peut être discuté avec précision au niveau de généralité de la présente présentation.
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Note dissiblog: le libre échangisme ici incriminé est la mise en compétition de pays à systèmes sociaux totalement déséquilibrés. Or cette dérégulation est manifestement voulue, de même que sont voulus les mouvements migratoires concommittants qui sont l’autre versant du mondialisme libre échangiste.
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21:58 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dissiblog, économie
19.06.2009
Internationale diversitaire
Au Mexique, les immigrés illégaux sont les nouvelles cibles des enlèvements
Il ne s’agit ni d’Ingrid Bétancourt en Colombie, ni de la fille du millionaire Macri en Argentine, et c’est pour cela que dans les mairies de France et de Navarre, personne ne s’inquiète de leur disparition. Pourtant, tous les jours une moyenne de 54 immigrés illégaux sont séquestrés au Mexique. C’est le résultat d’une terrifiante enquete qui vient d’ etre publiée par la commission nationale des droits de l’homme (http://www.cndh.org.mx) . La majorité viennent du Honduras. Ils traversent la frontière sud du Mexique pour tenter d’atteindre l’eldorado américain, pour beaucoup, ils n’ atteignent meme pas la frontière nord.
Selon la commission, qui a interviewé des dizaines de victimes rescapées pendant six mois, dans des abris de l’Eglise catholique pour immigrés sans papiers, les enlèvements se font dans les trains, au milieu de la nuit, en l’absence de témoins. Les immigrés illégaux sont des proies faciles : les Americains ont entrainé la police mexicaine à les traquer pour limiter leur avancée vers le nord. Ils préfèrent donc les trajets obscurs, peu fréquentés et organisés par des mafias de toutes sortes. Les victimes des enlèvements sont ensuite livrées au travail esclave ou à la prostitution.
La commission a calculé qu’au total 9758 personnes ont été séquestrées de la sorte entre septembre 2008 et septembre 2009. Officiellement 3 personnes sont enlevées tous les jours au Mexique, mais comme le rappelle la commission, ces cas ne sont pas dénoncés à la police puisqu’il s’ agit de personnes sans famille et dans l’ illégalité. Selon ses calculs, les deux tiers viennent du Honduras, 18% de El Salvador, et 13% du Guatemala. Les rançons exigées à leurs familles dans leur pays d’origine varient de 1500 à 5000 dollars, une fortune pour ces familles qui fuyaient la misère en espérant travailler aux Etats-Unis. Dans plusieurs cas, des membres des autoritès mexicaines auraient participé aux enlèvements.
Le rapport est publié quelques jours après que le représentant de l’Institut national de l’Immigration dans l’ etat méridionnal du Yucatán, Hernán Vega Burgos, ait été démis de ses fonctions soupçonné de participer à un réseau de trafic de personnes.
(source)
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