29.01.2010

Le cercle vicieux de la post démocratie

Les juges rouges veulent la peau de Zemmour

Lundi 27 janvier, Eric Zemmour dénonce dans sa chronique sur RTL les juges qui ont libéré les Kurdes débarqués sur la plages corses. L'Union des syndicats de magistrats, le plus gros syndicat de la profession, a réagi violemment en exigeant du Ministre de la Justice des sanctions contre le journaliste.

Le problème est que l’un d’entre eux s’est publiquement vanté de pratiquer une justice partiale (1), au nom du fameux "plus jamais ça" ! Mais il y a mieux:

L'Union Syndicale des Magistrats s'insurge contre ces propos outranciers, qui visent à discréditer de manière fallacieuse l'institution judiciaire et ceux qui la servent. M.ZEMMOUR semble en effet oublier que les décisions qu'il critique ont été prises en application des lois relatives au séjour des étrangers, lois qui imposent à l'Etat de respecter certaines procédures, et ce à peine de nullité. Les juges se sont donc bornés à faire respecter par l'Etat les règles votées par la représentation nationale.

Observez la manoeuvre, qu’on peut étendre à la post démocrétie dans son entier: ceux qui s’abritent aujourd’hui derrière le droit nomade international sont ceux là même qui ont patiemment concouru à son établissement, avec l’aval des politiques (la trop fameuse "représentation nationale" justement). Le peuple a-t-il été consulté pour ce droit international ? Jamais ! Ah si en 2005 par certain referendum sur l’europe dont les résultats non conformes ont été ... invalidés par les traitres de la "représentation nationale", au prix d’une révision constitutionnelle sur laquelle les gueux n'ont pas eu leur mot à dire.

(1) Extraits: "Il reste une poignée (d’immigrants) qui a l’immense courage d’arriver en France en payant des passeurs. Notre devoir est de les accueillir, sinon on glisse dans la négation et le reniement de nos valeurs fondamentales" ...

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24.01.2010

LOPPSI, la police politique de l'U€RSS

Lu dans "La Pravda" (édition française ...) à propos de la nouvelle STASI 

L'année dernière encore, près de 1 350 sites ou blogs xénophobes, néonazis, révisionnistes ont été portés à la connaissance des cyberenquêteurs. Les plus structurés sont hébergés aux États-Unis, retranchés derrière le premier amendement de la Constitution garantissant une absolue liberté d'expression. Dans le cadre de la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), les fournisseurs d'accès pourraient bloquer dès le printemps un millier de sites figurant sur une liste noire. Par ailleurs, à l'initiative de la police judiciaire française, une «superplate-forme» Icros (Internet Crime Reporting Online System) verra le jour d'ici à la fin de l'année au sein d'Europol pour mieux coordonner la répression des sites illicites à travers les 27 pays de l'Union. Aujourd'hui encore nombre de sites interdits refleurissent peu après dans des pays voisins.

Voilà donc ce que le Figaro (journal "libéral" de droite ...) présente comme exemples de cybercriminalité. Les xénophobes, révisionistes et autres malcomprenants y sont présentés comme de vulgaires criminels de droit commun, de la même trempe que celle des pervers sexuels, escrocs mafieux et autres bandits de grands chemins. Or c'est justement à ce mélange des genres entre prisonniers de droit commun et prisonniers politiques qu'on reconnaît l'émergence des régimes totalitaires: bienvenue dans les goulags de la pensée unique européenne ! Plus que jamais nous relançons notre appel à la dissidence et au rétablissement de la démocratie: il y a urgence !

Nb: Ce fourre-tout terminologique de la novlangue néo migratoire mondialiste englobe en fait tout ce qui n'est pas conforme au "politiquement correct": ainsi certains exemples précis donnés par le rapport tendent à considérer qu'être en déaccord avec la pensée migratoire universelle relève désormais de la sorcellerie révisioniste xénophobe.

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13.12.2009

Le point G de la post démocratie

Appelé point Godwin (voir définition), ce point orgasmique a été atteint de façon magistrale par Eliette Abecassis, inévitable intellectuelle juive ashkénase, à propos de la votation suisse sur les minarets:

L'argument démocratique ne tient absolument pas parce que l'histoire nous a montré que le peuple peut se tromper: c'est par un processus démocratique que Hitler a été élu.

La réponse de Zemmour (à 4:29) :

Le fait que la "démocratie" n'ai justement pas été respectée par les Eurocrates lors des pseudo- consultations référendaires ne semble pas émouvoir la donzelle. Faut-il rappeler qu'Hitler a été effectivement porté au pouvoir par un peuple humilié parce que "saigné" par les vainqueurs de 1918 ?

 

01.12.2009

Démocratie: comparatif franco-Suisse

                             En France                                                 ... et en Suisse :

Domaine du référendum législatif

Le référendum législatif pouvait porter à l'origine sur des questions relatives à l'organisation des pouvoirs publics ou à la ratification de traités importants.

La loi constitutionnelle du 4 août 1995 a ajouté la possibilité de faire appel au référendum pour des réformes relatives « à la politique économique ou sociale de la Nation et aux services publics qui y concourent », ainsi que l'obligation, lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, de faire une déclaration suivie d'un débat devant chaque assemblée.

La modification constitutionnelle de 2008 a étendu le domaine du référendum aux questions d'ordre environnemental.

Initiative du référendum législatif

Deux procédures permettent de mener à un référendum législatif :

- le Président de la République, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, peut décider la tenue du référendum (procédure présente dès l'origine de la Constitution de 1958)

- un cinquième des parlementaires (soit 184 parlementaires sur 9201), soutenus par un dixième des électeurs (soit environ 4,4 millions de Français), peuvent demander la tenue du référendum (procédure créée par la modification constitutionnelle de 2008). Dans ce cas, la demande prend la forme d'une proposition de loi. Cette nouvelle procédure résulte d'un amendement adopté par l'Assemblée nationale en première lecture et a été présentée comme un « référendum d'initiative populaire » en raison de l'accord nécessaire d'une fraction des électeurs, mais l'initiative relève techniquement des parlementaires.

Le terme suisse se rapporte aux initiatives populaires et référendums organisés trois ou quatre fois par an dans le pays. À cette occasion, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur un ou plusieurs sujets relatifs à la politique fédérale, cantonale ou communale. Le résultat d'une votation est contraignant, les autorités étant dans l'obligation d'appliquer le résultat du vote.

L’initiative populaire est un droit civique qui existe en Suisse et permettant à des citoyens de proposer un texte de loi (initiative législative, uniquement au niveau cantonal) ou une modification de la constitution (initiative constitutionnelle, au niveau fédéral). Le texte est ensuite soumis à une votation populaire qui l'acceptera ou non. Dans le cas d'une initiative législative, une consultation populaire et cantonale est demandée pour approuver une nouvelle loi ou modifier une loi existante conformément aux vœux des initiants. Là encore, les conditions varient selon les contextes institutionnels

Au niveau fédéral, le référendum est prévu par la constitution de 1848, révisée totalement en 1999 et qui fonde l'État fédéral. Le référendum est facultatif pour tout projet de loi ou arrêté adopté par l'Assemblée fédérale ; c'est dire que l'objet en question est soumis au vote du peuple (majorité du peuple seule) si 50 000 citoyens le demandent en signant un formulaire ad hoc. En cas de modification constitutionnelle et en cas d'adhésion à un organisme supranational, le référendum est obligatoire. Le référendum obligatoire exige la majorité du peuple et des cantons, tandis que le référendum facultatif n'exige que la majorité du peuple.

Depuis 1874, la constitution ajoute aux instruments de démocratie directe le droit d'initiative populaire. Ce droit permet de soumettre une modification constitutionnelle au corps électoral (et, depuis 2000, une modification d'une loi fédérale, afin d'éviter de devoir inscrire dans la constitution des dispositions qui seraient davantage à leur place dans une loi ; par exemple la vitesse sur les autoroutes), si au moins 100 000 citoyens la demandent. La votation doit ensuite recueillir une double majorité : celle du peuple (plus de la moitié des votants) et celle des cantons (au moins 13,5 cantons).

En général, il y a une dizaine d'objets soumis au verdict populaire chaque année. Depuis 1875, le peuple suisse a voté sur 539 référendums et initiatives (258 acceptés, 281 refusés).

 Voilà pourquoi Marianne est muette.

Parce que baillonnée.

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22.11.2009

UE: le nouveau goulag ?

Tout discours ou/et programme politique et électoral  hostile à l’immigration est désormais hors la loi !!

Quand le discours anti-immigration devient illégal en Europe

« La « société démocratique » au sens de la jurisprudence de la Cour européenne ne saurait tolérer une propagande politique anti-immigration ». Voila la sentence lapidaire qui résume une décision de la Cour européenne des droits de l’homme de juillet dernier (CEDH, 16 juillet 2009, Féret c/ Belgique, n° 15615/07) selon Jean-François Flauss, Professeur à l’université Panthéon-Assas-Paris II [1].

Cet arrêt, passé quasiment inaperçu dans la presse à l’exception notable de l’hebdomadaire Minute qui s’en est fait l’écho dans son numéro 2433 du 4 novembre, marque un tournant dans la mutation totalitaire de la religion de l’anti-racisme que l’on a raison de qualifier de « communisme du 21ème siècle ».

Certes, c’est une courte majorité (4 juges contre 3) qui a conclu à l’absence de violation par l’Etat belge de la liberté d’expression consacrée par l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales et qui « confirme » donc en quelque sorte la condamnation du M. Féret, président du Front National belge, à 10 ans d’inéligibilité et d’emprisonnement avec sursis et à 250 heures de travail à exécuter dans le secteur de l’intégration des étrangers, pour une série de propos et de tracts hostiles à l’immigration.

Il n’en reste pas moins que, sans attendre un hypothétique revirement de jurisprudence, les arrêts de la Cour de Strasbourg ont vocation à s’appliquer à l’ensemble des 46 Etats parties à la Convention par le biais de l’autorité de chose interprétée qui, selon la majorité des auteurs et la jurisprudence de la Cour elle-même [2], recouvre ou doit recouvrir les décisions de cette dernière.

Or, la motivation de cette décision et la solution qui en découle sont proprement scandaleuses.

Car à dire vrai, hormis le tract comportant le slogan « Attentats aux USA : c’est le couscous clan… », on peine à déceler dans les propos incriminés un quelconque amalgame ou appel à la haine contre une catégorie de personnes déterminées.

Les tracts préconisaient notamment d’appliquer la préférence nationale et européenne, de développer des mesures de rapatriement des immigrés, de créer des caisses d’assurances sociales séparées et de transformer les centres pour réfugiés en centres pour Belges sans abris.

La Cour commence par rappeler que « la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels de toute société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun » et que, sous réserve du paragraphe 2 de l’article 10, « elle vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » selon la célèbre formule de l’arrêt Handyside [3].

Elle ajoute que l’article 10 § 2 « ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général ». Elle dit même « accorder la plus haute importance à la liberté d’expression dans le contexte du débat politique » et considérer « qu’on ne saurait restreindre le discours politique sans raisons impérieuses ».

Malheureusement, la Cour ne tire pas les conséquences de ses propres considérations et estiment que les propos de M. Féret sont constitutifs d’un discours d’incitation à la haine.

Elle considère que « l’incitation à la haine ne requiert pas nécessairement l’appel à tel ou tel acte de violence, ni à un autre acte délictueux. Les atteintes aux personnes commises en injuriant, en ridiculisant ou en diffamant certaines parties de la population et des groupes spécifiques de celle-ci ou l’incitation à la discrimination, comme cela a été le cas en l’espèce, suffisent pour les autorités privilégiant le discours contre le discours raciste face une liberté d’expression irresponsable et portant atteinte à la dignité, voire à la sécurité de ces parties ou de ces groupes de population. Les discours politiques qui incitent à la haine fondée sur les préjugés religieux, ethniques ou culturels représentent un danger pour la paix sociale et la stabilité politique dans les Etats démocratiques ».

Faisant siennes les conclusions de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), la Cour assujettit les hommes politiques à une obligation de réserve, ou du moins de déférence.

Selon M. Flauss, « tout discours ou/et tout programme politique et électoral préconisant l’exclusion des étrangers (ou de certaines catégories d’entre eux) ou simplement hostile à l’immigration est frappé d’une présomption quasi irréfragable d’inconventionnalité » (i.e. qui viole la Convention et se trouve donc illégal en droit interne).

« Dans le domaine de la politique d’immigration, le discours politique doit demeurer dans les limites du « politiquement correct », défini plus ou moins discrétionnairement par la Cour européenne en fonction des « tendances » contemporaines qu’elle identifie » continue-t-il.

En effet, la Cour estime qu’« il est d’une importance cruciale que les hommes politiques, dans leurs discours publics, évitent de diffuser des propos susceptibles de nourrir l’intolérance. »

La Cour ne « conteste pas que les partis politiques ont le droit de défendre leurs opinions en public, même si certaines d’entre elles heurtent, choquent ou inquiètent une partie de la population. Ils peuvent donc prôner des solutions aux problèmes liés à l’immigration » (on est rassuré !)

« Toutefois, ils doivent éviter de le faire en préconisant la discrimination raciale et en recourant à des propos ou des attitudes vexatoires ou humiliantes, car un tel comportement risque de susciter parmi le public des réactions incompatibles avec un climat social serein et pourrait saper la confiance en les institutions démocratiques. »

Cette approche extensive, syncrétique, voire confusionniste, du discours de haine raciale par la Cour a été vivement et longuement critiquée par l’opinion dissidente commune aux trois juges de la minorité annexée à l’arrêt, opinion qui n’est pas elle-même exempte de toute concession politiquement correcte.

Les magistrats dissidents fustigent le mépris de l’arrêt qui « juge des êtres humains et toute une couche sociale de « nigauds » incapables de répondre aux arguments et aux contre-arguments en raison de la pulsion irrésistible de leurs émotions irrationnelles ».

La Cour estime en effet qu’un « tel discours est inévitablement de nature à susciter parmi le public, et particulièrement parmi le public le moins averti, des sentiments de mépris, de rejet voire, pour certains, de haine à l’égard des étrangers. »

L’opinion dissidente dénonce également l’absence de proportionnalité de la peine infligée  à M. Féret ainsi que l’étirement par la Cour de la notion de discrimination raciale, et par suite des effets à rebours, voire pervers qui peuvent en résulter : « Le préambule de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) distingue, sans la moindre ambiguïté, le racisme d’autres formes de discrimination. Ignorer cette distinction, c’est faire courir le risque d’une banalisation du racisme et encourager l’adoption de mesures restrictives à l’excès. Les déclarations citées ne renvoient pas à la supériorité ou à l’infériorité d’une race pas plus qu’elles ne reconnaissent à un groupe de personnes identifiable des caractéristiques biologiques innées. On ne peut dès lors qu’être surpris par les expressions de discours raciste et de claire incitation à la haine raciale utilisées par la Cour pour qualifier lesdites déclarations [...]. Il n’est pas judicieux d’étendre le sens bien établi d’une expression suspecte. Si c’est au feu rouge qu’il faut s’arrêter, mais que les autorités assimilent au feu rouge les feux orange et vert, alors la police va donner une contravention à tous les automobilistes et à tous les croisements ».

La Cour se voit ainsi reprocher d’adhérer à la logorrhée des déclarations et résolutions onusiennes consacrant une conception « attrape-tout » et instrumentalisée de l’interdiction de la discrimination raciale amplifiant de la sorte la portée des dispositions de la Convention internationale relative à l’élimination de la discrimination raciale de 1965, notamment en étendant le concept de discrimination raciale à l’incitation aux préjugés religieux et culturels. En adoptant une définition élargie du discours de haine à tout discours réputé discriminatoire (ou discriminant), fût-il simplement intolérant, la Cour introduirait dans le contentieux européen des droits de l’homme la notion de « discours dangereux ».

Or, comme le font remarquer les juges opposés à cette décision inique « il n’appartient pas à ceux qui contrôlent le pouvoir politique (que leurs propres intérêts amènent à conserver) d’établir un catalogue des idées fausses ou inacceptables. »

On le constate, l’avertissement de Minute sonne juste ; les identitaires sont bel et bien entrés en dissidence.

Pierre-Vincent L. pour Novopress France.

[1] AJDA 2009 p. 1936

[2] Dans son arrêt CEDH, 18 janvier 1978, Irlande c/ Royaume-Uni, la Cour a explicitement considéré que « [...] ses arrêts serv[aient] non seulement à trancher les cas dont elle est saisie, mais plus largement à clarifier, sauvegarder et développer les normes de la Convention et à contribuer de la sorte au respect, par les États, des engagements qu’ils ont assumés en leur qualité de Parties contractantes [...] ». Ce faisant, la Cour accorde à ses décisions des effets dépassants le simple cas d’espèce, ainsi qu’elle l’a notamment confirmé dans l’affaire CEDH, 13 juin 1979, Markcx c/ Belgique.

[3] CEDH, 7 décembre 1976, Handyside c. Royaume-Uni.

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23.10.2009

Le figaro diabolise la démocratie

Dans un article digne de la Pravda, le quotidien déférent déforme sciemment les propos tenus par Anne Lauvergeon pour en atténuer la portée et ... la judiciarisation potentielle. Quant à la webdémocratie, elle est renvoyée purement et simplement dans les cordes d’une extrême droite groupusculaire (sic) . Alors deux questions toutes simples:

  • pourquoi effectivement seule l’extrême droite (ou supposée telle) défend-t-elle l’état de droit en France ? Où sont les "démocrates" sur le reste de l’échiquier politique ? Les mêmes qui "re-consultent" les peuples qui n’ont pas voté de façon conforme ?
  • Quel lectorat va-t-il rester au quotidien désormais sarkopatible si ce n’est celui des apparachtniks de la nouvelle U€RSS ? Certes il y a des outrances (*) dans la réinfosphère: il n’en reste pas moins que c’est là que réside désormaisla liberté d’expression , et peut-être les seuls médias d’information indépendante de demain. Les médias classiques seraient bien avisés d’en prendre conscience ...

(*) notamment la rubrique commentaires de tel ou tel site, dont les responsables savent se démarquer intelligemment. Ou alors il faudrait confondre de même la ligne éditoriale des journaux en ligne (dont le figaro ...) avec celle de leurs propres "commentateurs" ...

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21.06.2009

Journalistes: les "vrais" et les autres ...

La Haute Cour de justice britannique a rendu un jugement, mardi 16 juin, que les internautes vont scruter à la loupe. Elle a jugé que l'identité d'un blogueur n'avait aucune raison d'être protégée par la justice et tenue secrète, si tant est qu'elle ait été démasquée. Rien ne l'oblige donc à se déclarer mais s'il est découvert, il ne peut, légalement en tout cas, exiger la confidentialité. En l'occurrence, le juge a autorisé le quotidienTimes à révéler le nom du fondateur et animateur de NightJack, un blog devenu culte sur les tréfonds de la police et la vie quotidienne de ses officiers. Richard Horton, qui sert dans les forces de l'ordre du Lancashire, n'a pas eu droit à l'anonymat qu'il souhaitait. Il a, dans la foulée, reçu un avertissement de travail de sa hiérarchie.

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En somme, la presse officielle, celle des pros/accrédités, jette en pâture et dans ses colonnes l'anonymat des sources qu'elle requiert pour les siens. Encore bravo à ces remarquables défenseurs de la liberté d'expression !

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17.06.2009

Désapprendre l’intolérance ...

 

L’ONU appelle à un effort groupé contre la haine sur le net

 

New York - L’ONU a appelé mardi à un effort collectif contre la diffusion de messages de haine sur internet. Il doit impliquer parents, industriels et législateur.

Lors d’un séminaire intitulé « Désapprendre l’intolérance » sur les dangers de la « cyber-haine », le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déploré que « certaines des technologies les plus avancées » soient utilisées pour « répandre de vieilles peurs ».

Cette pratique de « diabolisation par l’informatique », a-t-il dit, « prend pour cible des innocents à cause de leur religion, de leur appartenance raciale ou ethnique, ou de leur orientation sexuelle ». Tout le monde doit jouer un rôle dans son élimination, a affirmé M. Ban, à commencer par les parents qui ont « la responsabilité d’apprendre à leurs enfants comment naviguer en sécurité sur la toile ».

« L’industrie de l’internet peut aider à assurer que les discours de haine ne prolifèrent pas ». Et les responsables politiques doivent « prendre ce problème très au sérieux et s’efforcer de protéger les gens tout en maintenant un équilibre entre les libertés fondamentales et les droits de l’homme ».

L’ONU avait commencé en 2004 une série de séminaires sur la lutte contre l’intolérance avec un forum sur l’antisémitisme et l’islamophobie. Elle a poursuivi ce genre d’activité depuis.

source: armées.com

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19.05.2009

Hadopi Dadvsi Loppsi et les autres ...

 

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... de plus en plus INQUIÉTANT ... !

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05.05.2009

Réflexions sur la webosphère

 

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Les milieux contestataires ont imposé l'idée que pianoter derrière un écran pour diffuser sur Internet était une pratique subversive. Les mouvements conservateurs tendant à reconquérir ce terrain (NDLR ce texte émane d'un site de gôche, on l'aura deviné...) , il est temps de mettre à bas ce mythe de la communication. Et de savoir construire (aussi) des rapports de force sociaux ou politiques dans le monde réel. Saurons nous encore le faire ?
Cette promesse d'un monde meilleur a été portée par les pionniers d'Internet. L'émergence du mouvement alter mondialiste est concomitante de l'éclosion de ces nouveaux médias, la lutte se mène désormais à l'échelle planétaire et prend le réseau comme modèle.


Mais cette illusion d'avoir dépassé le capitalisme vermoulu, ancré dans le réel, pesant, hiérarchisé, bref, associé à l'ancien monde du XXème siècle, n'a duré que quelques années, le temps que celui-ci se redéploie dans l'univers virtuel et en tire des bénéfices immenses, en terme financiers bien sûr, mais surtout idéologiques. Le basculement numérique lui offre, au contraire un nouveau territoire à conquérir et lui permet de se moderniser en se parant de valeurs issues de la tradition émancipatrice et de mots comme révolution, liberté, gratuité, horizontalité, participation, nomadisme, échange, etc…


Bien que toutes les forces sociales dominantes, de l'Etat aux multinationales, en passant par les industries culturelles, participent au déferlement technologique et tentent de mettre l'ensemble de l'humanité devant tel ou tel écran, les mouvements contestataires, passé l'euphorie des débuts, sont anesthésiés, incapables de formuler un discours un tant soit peu critique. Seules quelques technologies comme les puces RFID et celles associées aux contrôles policiers éveillent leur méfiance.


Pourtant la question numérique est éminemment politique. Nos rapports au temps, à l'espace, aux autres et à nos environnements s'en trouvent profondément modifiés. L'essence même de la technologie est en train de transformer le monde. Son emprise croissante sur nos vies ne fait que renforcer le libéralisme : marché autorégulé, disparition des intermédiaires, accélération des échanges, déterritorialisation, individualisation, destruction des modes de vie traditionnels, culte de la performance et de la nouveauté. Que les béni-oui-oui du progrès applaudissent à toutes les innovations, persuadés que chaque problème trouvera sa solution technique, paraît logique. Plus étonnante est la permanence du discours sur la neutralité de la technique – tout dépend de ce qu'on fait… – ou sur l'illusion de pouvoir la maîtriser – c'est bien pratique et efficace…


L'obsession de l'information. Peu à peu, une frénésie informationnelle s'est emparée de la société, le monde la contestation ayant parfaitement intégré que tout n'était qu'information et que si les gens savaient, tout changerait !…. Puisque les grands médias sont responsables de tous les maux, leur critique devient obsessionnelle et rétablir la vérité devient le cœur des nouvelles pratiques militantes. Se multiplient alors forums, listes, sites, blogs, etc…


Le temps n'étant pas extensible, les moments de rencontre se raréfient et plus personne ne devient disponible pour organiser de vraies réunions ou penser des mobilisations ou des alternatives collectives. Cette réduction utilitariste de l'agir politique empêche de questionner le sens de nos pratiques, alors que nous devrions avoir compris, après les multiples échecs des mouvements du XXème siècle, que le chemin importe plus que le but. Faire un journal militant, par exemple, n'a pas uniquement pour objectif de diffuser des idées ; le support en lui-même crée du collectif et amorce une prise sur le réel. Les militants passent un temps croissant vissés devant leur ordinateur à faire circuler des informations et à s'écharper sur les forums avec une violence que l'absence de liens véritables permet. Une information chasse l'autre dans un ballet sans fin qui donne le tournis… et de nouvelles raisons de s'inquiéter et de s'indigner. Plus le temps de prendre du recul pour mettre en perspective, de conceptualiser ou de débattre. Il faut se connecter aux évènements les plus récents et rester vigilants pour être sûrs de ne rien manquer ! Cette dictature de l'instant empêche de chercher des réponses philosophiques et politiques.


L‘homo communicans. Cette obsession de l'information libératrice postule qu'il suffirait d'être au courant des horreurs du monde pour les combattre. Ce peut être une condition nécessaire mais jamais suffisante, et il n'y a pas de lien direct entre information et action – si l'on entend bien sûr par « action » actes et engagement, et non un simple réflexe émotionnel ou compassionnel.


Le rapport de force politique ne se crée pas devant un écran. Car scoops et révélations n'entraînement pas mobilisations. Car ces informations et cette masse de connaissances accessibles, aussi critiques soient-elles, si elles n'entrent pas dans la « réalité de nos situations », c'est-à-dire dans un ordre constitué de croyances, de valeurs, de repères et de pratiques, ne produisent aucune puissance politique. Or la société communicationnelle nous condamne à n'être que des émetteurs-récepteurs d'informations, perpétuellement plongés dans l'univers des machines, extérieurs au monde.


Bien évidemment, il ne s'agit pas de refuser toute forme de communication, d'échanges d'informations et d'analyses. Mais plutôt, de cesser de nous bercer d'illusions que l'instantanéité et la profusion de données nous permettrent de maîtriser le monde.


En évitant d'être happé par ces flux, un double processus peut s'enclencher : prendre le recul nécessaire à la réflexion, à la construction de soi et à la production de sens. Et, en même temps, nous réinscrire dans une histoire, dans un environnement social, dans la nature et dans la durée.

Du journal « La Décroissance » – Avril 2009 N°58 – Un point de vue de Cédric Biagini – extraits…

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Intéressantes réflexions sur une certaine "webomanie".  Deux remarques toutefois à ce sujet

  • Il est reconnu désormais que le web a influencé de façon déterminante le résultat de récentes consultations électorales, au grand dam des politiciens qui ne peuvent plus désormais dire et faire n'importe quoi: en ce sens, on assiste effectivement à un nouveau et salutaire contre pouvoir participatif (pour ne pas dire nécessairement dissident en ces temps de "post démocratie")
  • Sur le plan événementiel, le net a également montré par la circulation parallèle d'informations mises sous le boisseau ailleurs sa faculté à contourner la censure et à obliger les medias classiques à reprendre (même avec leurs pince-nez habituels) ces informations dérangeantes

Il y a malheureusement des contreparties détestables à la culture de l'événementiel propre au web:

  • son caractère purement événementiel justement, et qui n'est pas que l'apanage du web, privilégiant l'écume des faits à leur analyse
  • l'anonymat des intervenants ( forumeurs et autres blogueurs) ainsi que la virtualité des échanges autorisant le meilleur comme le pire: les psychopathes de l'anathème noyant trop souvent les intervenants réfléchis.
  • la multiplicité infinie des blogs et autres forums rendue possible par leur facilité de mise en place éparpille les sources d'information. Chacun y allant qui de son forum, qui de son blog (votre serviteur ne faisant pas exception), on arrivera bientôt si on n'y prend garde à autant de chapelles de pensées qu'il y a de sites. Et ce pour le plus grand bonheur des "institutionnels" qui peuvent ainsi atomiser électoralement cette nécessaire contestation montante.

Rappelons donc que le web est un moyen nécessaire mais non suffisant à l'expression de la démocratie. Comme la presse jadis qu'il tend à remplacer, il n'est qu'un contrepouvoir. Le pouvoir, le vrai reste et restera dans les modes habituels d'expressions d'une démocratie qu'il serait temps de restaurer et de réinvestir.

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